login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10976
Sommaire Publication complète Par article 36 / 37
ÉDUCATION / (ae) Éducation

PISA 2012, les lacunes en mathématiques persistent dans l'UE

Bruxelles, 03/12/2013 (Agence Europe) - Des progrès ont été réalisés dans les sciences et la compréhension à l'écrit mais les connaissances en mathématiques chez les écoliers de l'Union européenne demeurent faibles, constate la dernière étude PISA 2012 publiée le 3 décembre par l'OCDE, en collaboration avec la Commission européenne. Par ailleurs, les résultats sont très contrastés entre les États membres. Les résultats de l'étude ont été présentés officiellement à Bruxelles par le secrétaire général adjoint de l'OCDE, Yves Leterme, et le directeur général de la DG éducation et culture, Jan Truszczyñski. « Je félicite les États membres qui ont amélioré leurs résultats mais il est clair que l'UE dans son ensemble doit travailler davantage. Les États membres doivent soutenir leurs efforts pour s'attaquer à la maîtrise insuffisante de compétences dans l'enseignement scolaire, pour faire en sorte que les plus jeunes possèdent les compétences nécessaires pour réussir dans le monde moderne. Les résultats nous rappellent qu'investir dans un enseignement de qualité est fondamental pour l'avenir de l'Europe », a commenté la commissaire responsable de l'éducation, de la culture, de la jeunesse et du multilinguisme, Androulla Vassiliou.

L'étude PISA évalue tous les trois ans, depuis 2000, les connaissances et les compétences des jeunes âgés de 15 ans dans les 34 pays membres de l'OCDE et les 31 pays partenaires. Au total, 510 000 élèves ont été testés. En ce qui concerne l'Union européenne, elle réalise dans sa globalité des résultats légèrement meilleurs que les États-Unis mais bien moins bons que le Japon. Les pays d'Asie arrivent par ailleurs en tête du classement général PISA. Dix États membres de l'UE ont enregistré des progrès significatifs en matière de connaissance dans les trois matières principales (sciences, lecture et mathématiques). À savoir la Bulgarie, la République tchèque, l'Allemagne, l'Estonie, l'Irlande, la Croatie, la Lettonie, l'Autriche, la Pologne et la Roumanie. Cinq États membres ont, par contre, enregistré un recul en la matière: la Grèce, la Hongrie, la Slovaquie, la Finlande et la Suède. Les autres États membres ont des résultats mitigés. En particulier:

- Compréhension à la lecture: le pourcentage des élèves faibles en matière de compréhension à la lecture a baissé depuis 2006. Ils étaient 23,1% en 2006, 19,7% en 2009 et 17,8% en 2012. La Commission a bon espoir que d'ici 2020 ce pourcentage baissera encore, permettant aux pays membres d'atteindre le critère de référence de 15%. À ce stade, seulement sept États membres ont atteint ce seuil (Estonie, Irlande, Pologne, Finlande, Pays-Bas, Allemagne et Danemark) et des progrès notables ont été réalisés par dix autres.

- Mathématiques: alors que cette compétence était déjà un point faible en 2009, aucun progrès n'a été réalisé dans ce créneau en 2012. Quatre États membres sortent toutefois du lot: l'Estonie, la Finlande, la Pologne et les Pays-Bas qui occupent le haut du classement mondial avec un taux d'élèves ayant une maîtrise insuffisante des mathématiques inférieur au critère européen de référence de 15%. Tous les autres États membres sont au-dessus de ce seuil mais huit ont toutefois réussi à baisser leur taux de deux points de pourcentage en trois ans.

- Sciences: des améliorations constantes des compétences scientifiques ont été constatées depuis 2009. Entre 2006 et 2012, le pourcentage d'élèves de l'UE ayant une maîtrise insuffisante des sciences est passé de 20,3% en 2006 à 17,8% en 2009 et 16,6% en 2012. Dix États membres sont sous le seuil de 15% d'échecs: la République tchèque, l'Allemagne, l'Estonie, l'Irlande, la Lettonie, les Pays-Bas, la Pologne, la Slovénie, la Finlande et le Royaume-Uni. Des progrès constants ont, d'autre part, été réalisés par neuf États membres.

L'étude PISA souligne que les conditions socio-économiques dans lesquelles évoluent les élèves ont un impact significatif sur leurs résultats. Ainsi, les élèves issus de ménages à faibles revenus sont plus susceptibles de présenter des lacunes dans les trois matières principales. Parmi les autres facteurs significatifs, l'origine a des conséquences négatives pour les jeunes issus de l'immigration. L'importance d'une scolarisation précoce est également mise en évidence pour la réussite scolaire. Enfin, le genre des élèves semble aussi exercer une influence, les filles réalisant en général de meilleurs résultats que les garçons.

La Commission va, à présent, discuter des conclusions de PISA 2012 avec les États membres afin de dégager les mesures permettant de pallier les lacunes. Un premier échange est prévu le 24 février 2014, lors de la prochaine réunion formelle du « Conseil Éducation ». Les résultats seront également repris dans le « Semestre européen » 2014 de la Commission, qui élabore des recommandations par pays liées aux compétences de base. (IL)

Sommaire

ACTION EXTÉRIEURE
POLITIQUES SECTORIELLES
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
ÉDUCATION