Bruxelles, 03/12/2013 (Agence Europe) - Une étude sur la compétitivité en Europe du think tank Lisbon Council et de la Berenberg Bank pointe du doigt la lenteur des réformes en France.
Intitulée '2013 Euro Plus Monitor', l'étude conclut que la France demeure « la seule économie européenne majeure confrontée à des problèmes sérieux » qui « n'a pas encore fait grand-chose pour y remédier ». Malgré la réforme précoce du marché du travail en 2013 qui constituait un début encourageant de la présidence de François Hollande, les progrès français en matière de réformes structurelles se situent « bien en dessous de la moyenne dans l'eurozone », ajoutent les auteurs, qui soulignent le poids élevé de la dépense publique française par rapport au PIB et le déficit de compétitivité marqué par ses pertes de marché à l'export.
Sur le plan macroéconomique, l'étude estime que la crise systémique de la zone euro « pourrait être terminée d'ici à mi-2014 », grâce à la consolidation budgétaire effectuée, au rééquilibrage en cours dans les pays en difficulté qui ne vivent désormais plus au-dessus de leurs moyens ainsi qu'au retour progressif de la croissance. Dans ses prévisions d'automne, la Commission table sur une croissance du PIB de la zone euro de 1,1% en 2014 et de 1,7% en 2015. L'effort de consolidation budgétaire en termes structurels décroît puisqu'il atteindra 0,5% en 2013 et 0,25% en 2014. Cette situation fournira « un surcroît d'oxygène » à la reprise, a voulu croire le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, présent lors de la publication de l'étude. Il a insisté sur l'importance pour les États membres de focaliser leur attention sur « la composition » de l'assainissement des finances publiques qui doit faire la part belle aux réformes structurelles et à l'investissement. (MB)