Bruxelles, 14/11/2013 (Agence Europe) - 90 millions d'euros par an, c'est le montant que l'UE pourrait allouer au Myanmar pour renforcer sa coopération au développement sur la période 2014-2020, a annoncé, jeudi 14 novembre, Andris Piebalgs, commissaire européen au Développement, en visite dans le pays (13-15 novembre) pour la réunion de la première task force UE-Myanmar, ce 14 novembre.
Le développement rural, l'éducation, la gouvernance et le soutien à la consolidation de la paix seront les domaines d'intervention prioritaires financés par cette enveloppe financière qui doit encore être formellement entérinée par l'autorité budgétaire de l'UE (Parlement et Conseil).
« Les changements que connaît Myanmar sont sans précédent et méritent d'être salués. Toutefois, n'oublions pas les défis à venir, auxquels l'UE, l'un des principaux donateurs, fera face en continuant de soutenir les réformes dont le pays a besoin. L'UE agira en coordination avec ses États membres et d'autres donateurs et dans le respect des projets des autorités », a précisé le commissaire.
En marge de la réunion de la task force, M. Piebalgs présidera avec le ministre du Plan du Myanmar, Kan Zaw, un forum sur le développement auquel participeront Aung San Suu Kyi, chef de l'opposition, des organisations de la société civile et des représentants du secteur privé. Le commissaire participera aussi au lancement officiel du programme SWITCH-SMART (SMEs for Environmental Accountability, Responsibility and Transparency) qui soutient la fabrication de vêtements « fabriqués au Myanmar » en s'efforçant d'améliorer la compétitivité internationale des petites et moyennes entreprises de ce secteur. Ce projet de trois ans est financé par l'UE à hauteur de 2 millions d'euros environ et vise à réduire la pauvreté par le développement des échanges et du secteur privé au Myanmar.
Au titre de la coopération au développement avec Myanmar, qui a débuté en 1996, l'UE a engagé à ce jour plus de 300 millions d'euros. À la suite de l'ouverture politique du pays, Andris Piebalgs a annoncé, au début de l'année dernière, le déblocage de 150 millions d'euros pour 2012 et 2013, dont l'intégralité a déjà été engagée. Sur cette enveloppe, 100 millions d'euros ont été engagés en 2012 pour la santé, l'éducation, l'appui au développement des moyens de subsistance des populations, l'aide aux populations déracinées et à la société civile qui s'est considérablement développée ces dernières années. Le soutien à la société civile vise à assurer le suivi du processus de réforme et de transition, à lutter contre la discrimination découlant des tensions ethniques et à assurer des missions d'observation nationale du cycle électoral. Les 50 millions d'euros restants ont été engagés en 2013 pour soutenir la consolidation de la paix, la lutte contre le changement climatique et des projets concernant les échanges et le secteur privé. (AN)