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Bulletin Quotidien Europe N° 10959
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) proche-orient

Faire plus dans le conflit israélo-palestinien (Schulz)

Bruxelles, 07/11/2013 (Agence Europe) - Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a appelé, le 6 novembre, l'Union européenne à aborder « plus sérieusement » la question de la présence de l'UE au Proche-Orient et dans la résolution du conflit. « Pouvons-nous nous permettre de contribuer si peu à une solution du conflit ? », s'est-il interrogé lors d'une conférence sur le sujet au PE. « L'Europe a contribué au débat sur la solution mais ne joue pas son rôle pour contribuer à cette solution », a-t-il regretté. « Nous ne pouvons pas accepter un échec de ces négociations, le conflit n'en serait qu'attisé. Il faut approfondir un débat sur la manière dont nous pouvons établir des relations avec les négociateurs, proposer un nouveau partenariat en tant qu'Européens », a-t-il ajouté. M. Schulz a précisé que l'UE doit travailler pour que le déséquilibre social entre les Palestiniens soit résolu et que le sujet soit discuté avec les Israéliens. Il a souhaité le lancement d'un programme de rencontre entre jeunes Palestiniens, Israéliens et Européens car le dialogue est une « condition indispensable d'une meilleure compréhension », regrettant qu'ils ne se connaissent pas plus. Il a aussi estimé que le contexte démographique et sociologique est souvent sous-estimé par les Européens.

L'UE active dans la résolution du conflit

De son côté, Andreas Reinicke, le Représentant spécial de l'UE pour le processus de paix au Proche-Orient, a rappelé que l'UE est loin d'être inactive. Selon lui, « ce qui se passe maintenant se fonde sur la propre initiative des Européens ». Il a précisé que l'UE accompagne le processus de paix et que Mme Ashton est en contact étroit avec le secrétaire d'État américain, John Kerry. « Si les espoirs sont déçus, nous verrons si l'UE doit agir différemment mais pour l'instant il faut soutenir les Américains et travailler au plan A et non à un plan B », a-t-il ajouté. « On a le sentiment que parfois on s'enlise dans un débat pro-palestinien ou pro-israélien. On doit être pro-européen. Le règlement de ce conflit correspond à la défense de nos propres intérêts », a-t-il aussi expliqué, rappelant que le Proche-Orient n'est qu'à quelques encablures des côtes chypriotes. « Le conflit peut influer sur nos décisions politiques », a ajouté M. Reinicke.

Pour l'ambassadrice palestinienne auprès de l'UE, Leila Shahid, une solution est dans l'intérêt de l'UE. « Que vaut la vision euro-méditerranéenne de l'Europe s'il n'y a pas de paix entre Israéliens et Palestiniens, entre Israéliens et le monde arabe », s'est-elle interrogée. L'ambassadrice a salué le travail de l'UE, car « la présence des Européens est essentielle pour l'existence même des Palestiniens, ils ont permis de construire les infrastructures d'un État qui verra le jour ». Elle a rappelé que l'aspect le plus dangereux n'est pas ce qui se passe autour de la table mais sur le terrain, mettant à l'amende les colonies. De son côté, l'ambassadeur israélien auprès de l'UE, David Walzer, a rappelé que de nombreux cycles de négociations sont faits en bilatéral. Il a précisé qu'il est nécessaire de « soutenir les deux côtés », et espéré que la situation s'améliore. « Se focaliser sur les colonies c'est détourner l'attention d'autres questions importantes », a-t-il rappelé. (CG)

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