Bruxelles, 07/11/2013 (Agence Europe) - Aucune des 4 centrales de l'île ne doit être fermée mais l'UE recommande des améliorations en matière de sûreté en raison de leur emplacement en zone sismique.
L'examen par les pairs de l'UE des tests de résistance menés depuis 2012 par Taïwan sur son parc nucléaire conclut que les normes de sécurité appliquées dans les centrales abritées par l'île sont « généralement élevées et en conformité avec les pratiques internationales », faisait savoir la Commission, le 7 novembre. Les évaluations approfondies de sûreté menées par l'exploitant nucléaire et le régulateur taïwanais n'ont pas mis en exergue des lacunes qui nécessiteraient l'arrêt immédiat de l'une des centrales de l'île. Toutefois, l'examen par les pairs de l'UE, effectué par le groupe des régulateurs européens sur la sûreté nucléaire (ENSREG) avec la participation d'experts de la Commission, souligne que des améliorations sont « fortement recommandées » en raison de l'emplacement géophysique de Taïwan, qui accroît le risque de catastrophes naturelles extrêmes comme des séismes, inondations et tsunamis, à l'origine du désastre de Fukushima Daiichi au Japon.
Parallèlement aux stress tests et examens par les pairs menés sur toutes les centrales nucléaires de l'UE en 2011 et 2012, des évaluations de risque nucléaire et de sûreté menées sur la base du modèle des stress tests européens ont aussi été conduites dans de nombreux pays du monde, comme en Suisse et en Ukraine (qui ont pleinement participé à l'exercice européen), en Arménie, en Turquie, en Russie, à Taïwan, au Japon, en Corée du Sud, en Afrique du Sud et au Brésil. La Commission discute actuellement avec l'Arménie et la Turquie pour conduire des évaluations par les pairs de leurs tests de résistance. (EH)