Bruxelles, 06/11/2013 (Agence Europe) - Le rapport Proust complète la stratégie intégrée présentée fin 2012 par la Commission avec des mesures de soutien à un secteur en proie aux surcapacités.
La commission de l'industrie du Parlement européen a apporté son soutien, le 5 novembre, au plan d'action mis sur la table en novembre 2012 par la Commission pour l'avenir du secteur automobile européen. Adopté à une large majorité lundi (37 votes pour, 5 votes contre et 4 abstentions), le rapport de Franck Proust (PPE, français) vient compléter l'approche intégrée de l'exécutif européen, qui se concentre sur des actions en matière d'émissions de CO2, de financement de la R&D et d'innovation, d'électro-mobilité, d'accès aux marchés à l'international, de formation et de compétences (EUROPE 10726).
S'il salue la stratégie dans son ensemble, le rapport Proust pointe du doigt certaines lacunes, comme la non-prise en compte de certains changements structurels dont souffre le secteur, tels que le vieillissement de la population, les prix élevés du carburant et la qualité accrue des véhicules. « Nous devons apprendre à mieux vendre notre savoir-faire technologique, qui est notre seul avantage concurrentiel par rapport au reste du monde », insiste le rapporteur, qui prône une gestion plus coordonnée des États membres face aux surcapacités et aux restructurations, qui sont à la fois les causes et conséquences de la crise dans le secteur.
Les députés soutiennent la mise en oeuvre de mesures d'urgence de soutien à la compétitivité, telles que des réformes fiscales et sociales. En outre, ils préconisent de renforcer le dialogue social et de développer la formation continue des salariés afin qu'ils puissent s'adapter aux changements rapides de la demande. En ce qui concerne la dimension extérieure, le rapport souligne l'urgence d'améliorer les outils disponibles pour que les entreprises puissent faire face à la concurrence internationale parfois déloyale.
Enfin, la commission de l'industrie préconise des mesures de soutien en faveur des automobilistes, pour corriger la fragmentation juridique du marché européen des pièces de rechange qui a un effet néfaste sur le pouvoir d'achat des consommateurs, pour faciliter l'accès à l'information sur leurs droits en ce qui concerne les réparations, pour améliorer les technologies liées à la sécurité et aux économies de carburant, et pour développer des incitations visant à stimuler la demande. (EH)