Bruxelles, 06/11/2013 (Agence Europe) - L'E3+3 (Allemagne, France, Royaume-Uni et Chine, États-Unis et Russie) et l'Iran se réunissent de nouveau, ces jeudi 7 et vendredi 8 novembre à Genève, pour discuter du programme nucléaire iranien. Le 5 novembre, le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a considéré qu'il « est possible d'obtenir cet accord (sur le nucléaire) cette semaine mais je ne peux parler que de notre point de vue, je ne peux pas parler pour l'autre partie ». Précisant ne pas être « tant que ça » loin d'un accord, M. Zarif a précisé que les sujets sur lesquels chaque partie doit bouger ont été identifiés. « Il faut faire les ajustements nécessaires et avancer. On peut conclure cette semaine à Genève et si cela n'est pas le cas, ce n'est pas un désastre tant qu'on avance », a-t-il expliqué. « Nous avons fait des progrès mais il y a encore beaucoup de suspicion en Iran sur le comportement et l'approche de certains membres du groupe des 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) », a-t-il cependant précisé alors que la méfiance règne entre les parties. Le ministre a expliqué ne pas faire confiance aux Occidentaux.
Différents politiques iraniens ont fait part, avant la rencontre, de leur optimisme ou au contraire de leur pessimisme concernant la possibilité d'un accord, alors que l'UE s'est montrée très discrète. Après le précédent cycle de négociations, les 15 et 16 octobre, un diplomate occidental de haut rang avait souligné que si les discussions avaient été « substantielles » et que les Occidentaux étaient plus rassurés qu'ils ne l'étaient avant « cela ne signifie pas que nous sommes près d'une solution et que nous aurons un accord le mois prochain ». « Les différences restent très larges en termes de contenu des mesures », avait-il ajouté. « Des signes encourageants s'observent dans le travail sur la résolution de la situation relative au programme nucléaire iranien. Nous espérons que tous les participants au processus de négociation prouveront leur volonté politique et leur disposition à trouver un compromis », a souligné de son coté le ministre des Affaires étrangères russe, Serguei Lavrov.
Le porte-parole de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères a précisé à EUROPE que « les discussions sont complexes et sont entrées dans une phase sérieuse ». « Nous voulons maintenant commencer les discussions sur le contenu afin d'aller vers un accord », a quant à lui expliqué, le 4 novembre, le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Abbas Araghchi, précisant que « toute initiative qui ne comprend pas une levée des sanctions n'est pas acceptable pour l'Iran ». Dans un entretien à une télévision israélienne, la veille, la négociatrice américaine Wendy Sherman a expliqué que son pays était prêt à une « levée des sanctions très limitée, temporaire et réversible, tout en maintenant l'architecture fondamentale des sanctions bancaires et pétrolières, dont nous aurons besoin pour un accord global ». (CG)