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Bulletin Quotidien Europe N° 10958
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ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) portugal

Lisbonne ne doit prendre aucun risque à ce stade, dit Barroso

Bruxelles, 06/11/2013 (Agence Europe) - Le Portugal ne doit pas relâcher ses efforts, à huit mois de sa sortie de programme d'ajustement économique, a préconisé José Manuel Barroso, à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, mercredi 6 novembre à Bruxelles.

Selon le président de la Commission européenne, des « signes favorables » montrent que Lisbonne est sur la bonne voie. Il a notamment cité le fléchissement de la récession et l'augmentation des exportations. Il ne faut donc pas tout risquer mais montrer aux investisseurs que « le Portugal satisfera ses obligations », a-t-il dit en référence à la situation politique difficile du pays marquée par un récent remaniement ministériel et une forte hostilité de la rue face à la politique d'austérité menée.

« Le programme d'ajustement que nous mettons en oeuvre est très exigeant », a reconnu M. Passos Coelho, mais l'ambition du gouvernement est d'atteindre ses objectifs « dans le calendrier » établi et « sans aide supplémentaire ». « Nous voulons conclure le programme pour pouvoir retourner sur les marchés » financiers et retrouver une autonomie financière, a-t-il ajouté. Confiant que ce retour complet sur les marchés aura lieu, M. Barroso a toutefois refusé de se prononcer sur les modalités. « Il est prématuré de spéculer sur un quelconque programme de précaution additionnel », s'est-il borné à répondre, soulignant que pour l'Irlande, dont le plan d'aide s'achèvera fin décembre 2013, les discussions ont à peine débuté.

Interrogé sur le rôle de la Cour constitutionnelle portugaise, qui a déclaré anticonstitutionnelles certaines mesures préconisées par la 'troïka', la Commission « ne l'a jamais critiquée », s'est défendu M. Barroso. Un rapport de la représentation de la Commission à Lisbonne s'était quand même penché sur le danger que cette Cour pouvait faire peser sur la mise en oeuvre du programme (EUROPE 10947). Pour M. Barroso, les mesures déclarées anticonstitutionnelles devraient être remplacées par d'autres mesures « peut-être plus difficiles » et ayant peut-être un impact sur la croissance. Les décisions de la Cour portugaise sont incontestables, mais il faut reconnaitre qu'elles peuvent avoir « des conséquences », a-t-il considéré. (EL)

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