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Bulletin Quotidien Europe N° 10958
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) pÊche

Pêche illégale, Cambodge, Guinée et Belize risquent des sanctions

Bruxelles, 06/11/2013 (Agence Europe) - La commissaire européenne à la Pêche, Maria Damanaki, a agité, mardi 5 novembre, la menace de sanctions commerciales contre le Belize, le Cambodge et la Guinée-Conakry pour incurie face à la pêche illégale.

La commissaire a annoncé qu'elle allait proposer au Conseil d'identifier ces pays comme non coopératifs dans la lutte contre la pêche illicite, lors d'une conférence à Bruxelles sur la pêche illégale. Si les ministres s'accordaient pour inscrire le trio sur une liste noire, cela entraînerait la fermeture du marché européen à « tous les produits de pêche pris par des bateaux de ces pays », a-t-elle mis en garde. « Des accords bilatéraux de pêche ou des partenariats seraient aussi hors de question », a-t-elle ajouté.

Pour lutter contre les pêcheurs-pirates, la Commission concentre dans l'immédiat ses efforts sur les États côtiers ou dispensateurs de pavillons. Dans la perspective de l'établissement d'une liste noire, elle avait mis en garde huit pays il y a un an, mais a entre-temps crédité cinq d'entre eux (Fidji, Togo, Sri Lanka, Panama et Vanuatu) de « progrès crédibles » dans la lutte contre la pêche illicite. La Commission a du coup décidé de leur laisser plus de temps, avant une nouvelle évaluation en mars prochain. Mme Damanaki a relevé que ces pays avaient fait preuve de bonne volonté, en adoptant de nouvelles législations, et qu'ils avaient amélioré les contrôles et inspections. « Ce n'est pas le cas du Belize, du Cambodge et de la Guinée (...) ce qui ne me laisse pas d'autre choix que de passer à l'étape suivante », a-t-elle souligné.

La Commission publie par ailleurs une liste noire des bateaux accusés de pêche illicite à travers les eaux du globe, dont la dernière version comptait 66 navires. Au moins une dizaine de bateaux liés, selon l'ONG Greenpeace, à des propriétaires européens récidivistes. Les navires désignés comme pirates, en l'état tous immatriculés hors de l'UE, ne peuvent y vendre leurs prises. Ce alors que 65% des poissons consommés par les Européens sont importés de pays tiers. (LC)

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