Bruxelles, 29/10/2013 (Agence Europe) - La député européenne Marietje Schaake a demandé, le 22 octobre par voie de questions écrites, à la Commission européenne si elle « convient que l'interdiction de l'UE sur les exportations d'équipements de contrôle des foules, y compris les gaz lacrymogènes, à Bahreïn est nécessaire ». Elle se demande aussi, entre autres, si la Commission est prête à proposer et à adopter des mesures restrictives à l'encontre des individus responsables des violations des droits de l'homme dans le pays. Le Parlement a déjà appelé, le 17 janvier dans une résolution, à la suspension et l'interdiction de l'exportation de gaz lacrymogènes et de matériel anti-émeute et à des mesures restrictives contre les personnes responsables ou impliquées dans des cas de violation des droits de l'homme (EUROPE 10767).
Interrogé par EUROPE, le porte-parole de Catherine Ashton, la Haute représentante de l'UE, a rappelé, le 28 octobre, que « la décision d'autoriser ou de refuser les exportations d'armes reste à la discrétion des États membres, coordonnée au niveau de l'UE par la position commune 2008/944/PESC et le groupe de travail du Conseil sur les exportations d'armes conventionnelles (COARM) ». Il a ajouté qu'après les soulèvements dans la région, le COARM suit de près les développements « en vue de fournir aux autorités nationales d'octroi de licences les informations les plus pertinentes sur des destinations sensibles à l'exportation ». (CG)