Bruxelles, 29/10/2013 (Agence Europe) - L'UE a exhorté, une nouvelle fois, le 28 octobre, l'opposition syrienne « à s'unir et à participer de manière constructive » à la Conférence pour la paix Genève 2, alors que 19 groupes d'opposition, dont certains membres de l'Armée syrienne libre, ont menacé de juger pour « trahison » les membres de l'opposition qui voudraient aller à la Conférence. Pour ces groupes, « la conférence Genève 2 n'est pas et ne sera jamais le choix du peuple ou une revendication de notre révolution. Pour nous, il s'agit d'un élément supplémentaire du complot visant à faire dérailler notre révolution et à la stopper ».
Le porte-parole de la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a précisé que l'UE a pris note des rapports selon lesquels des groupes d'opposition armés excluent la participation à cette conférence. « Leur signification n'est pas claire, car les rapports n'ont pas identifié de tels groupes », a-t-il expliqué. Il a précisé qu'il ne peut y avoir qu'une solution politique à la crise en Syrie, obtenue par la négociation, et que « la future conférence de paix sera une étape cruciale à cet égard ».
Pour l'émissaire Lakhdar Brahimi, la conférence est « le début d'un processus ». « Nous espérons que l'opposition parviendra à se mettre d'accord sur une délégation crédible et représentative. Il ne faut pas se leurrer: tout le monde ne sera pas présent. En revanche, la suite de ce processus devra inclure le plus de monde possible », a-t-il expliqué.
Dans leurs conclusions du 21 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient déjà appelé l'opposition à s'unir. (EUROPE 10947)
L'opposition syrienne doit se réunir le 9 novembre en Turquie. (CG)