Bruxelles, 29/10/2013 (Agence Europe) - Le Premier ministre serbe, Ivica Dacic, a demandé aux États membres de l'UE, le 28 octobre, d'arrêter de changer leurs exigences envers la Serbie concernant les négociations d'adhésion. « Vous ne savez jamais où se trouve la ligne d'arrivée », s'est-il plaint dans une interview accordée à l'AFP. « Nous ne demandons pas un traitement de faveur, la seule chose que nous demandons c'est de ne pas introduire de nouveaux critères qui viennent s'ajouter aux critères et repères déjà fixés », a-t-il expliqué. « La partie la plus importante de nos négociations ne va pas concerner un problème interne au pays mais le Kosovo », a-t-il ajouté. Lors d'une conférence à Londres, il a une nouvelle fois espéré qu'il n'y ait pas de nouvelles conditions posées avant le Conseil européen de décembre et le début des négociations d'adhésion. Il a précisé que la Serbie est déterminée à réaliser tout ce qui a été convenu dans le cadre du dialogue avec le Kosovo.
Il a expliqué que l'accent est mis non pas sur quand la Serbie entrera dans l'UE, mais, au contraire, sur quand l'UE va entrer en Serbie, faisant référence aux règles européennes que doit adopter son pays.
Dans son interview à l'AFP, M. Dacic s'est aussi engagé à lutter « rapidement et avec force » contre la corruption et a annoncé l'introduction d'une nouvelle législation pour lutter contre celle-ci et simplifier les formalités administratives qui découragent les entreprises étrangères. Il a aussi annoncé, lors d'une conférence, une réforme profonde du marché des capitaux serbe. (CG)