Bruxelles, 28/10/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a toujours des objections sur les subventions de Beijing aux équipementiers de télécoms chinois, Huawei et ZTE.
Si des pourparlers sont toujours en cours pour régler ce dossier, « le problème n'a pas disparu », a commenté le commissaire Karel De Gucht, interrogé par la presse à ce sujet après sa réunion avec le vice-Premier ministre chinois, Ma Kai, le 24 octobre à Bruxelles.
M. De Gucht avait annoncé à la mi-mai une « décision de principe » de l'exécutif européen sur le possible lancement d'une enquête antidumping et d'une enquête antisubventions visant les équipementiers de télécommunications chinois. Cette décision de principe signifiait qu'une enquête formelle n'était pas encore ouverte pour négocier une solution amiable, dont les services de M. De Gucht sont toujours en quête.
Si elle devait être lancée, cette enquête serait ex officio, autrement dit de la propre initiative de la Commission et non suite à une plainte des industriels européens du secteur. Elle viserait les équipements de réseaux de télécoms (2G, 3G et 4G), mais pas les terminaux (téléphones, modems et tablettes).
La Commission soupçonne les deux groupes chinois installés sur ce marché - Huawei et ZTE - de bénéficier de soutiens publics chinois sous forme de crédits à taux préférentiel.
Selon l'exécutif européen, les exportations chinoises d'équipements télécoms vers le marché européen représentent un peu plus d'un milliard d'euros par an environ. (EH)