Bruxelles, 15/10/2013 (Agence Europe) - Les Verts regrettent que les commissions des affaires juridiques (JURI) et des droits des femmes (FEMM) du PE n'aient pas étendu également aux postes exécutifs le quota de 40% de femmes dans les conseils d'administration des grandes entreprises cotées en bourse. Commentant le vote sur le projet de directive, lundi 14 octobre, la porte-parole des Verts, Marije Cornelissen (néerlandaise), a affirmé que le rejet des amendements à ce sujet « limiterait la portée et l'efficacité d'un quota luttant contre l'exclusion des femmes dans le senior management ». Elle estime que les eurodéputés ont manqué une opportunité de renforcer le projet de directive de la commissaire européenne aux Droits fondamentaux, Viviane Reding. Toutefois, les Verts se félicitent plus largement que les commissions parlementaires aient reconnu par leur vote que « l'auto-régulation ne mène pas à des améliorations notoires », et Mme Cornelissen de préciser qu'une législation contraignante devrait à terme viser « la parité dans les conseils d'administration ».
Les socialistes se félicitent pour leur part de l'étendue du projet de directive qui a permis de garder une exemption pour les PME, mais pas pour les entreprises familiales, comme l'auraient souhaité les conservateurs. La co-rapporteur Evelyne Regner (S&D, autrichienne) juge cela « inacceptable », illustrant que dans ce cas de figure des entreprises comme BMW ou Lego n'auraient pas été soumises au quota. Les socialistes sont satisfaits également que les sanctions aient été renforcées. Leurs amendements pour qu'une entreprise sans recrutement égalitaire soit exclue d'appels d'offres publics ou de fonds structurels ont été adoptés. (MD)