Les banques d'investissement européennes sont à la traîne. Au contraire de leurs homologues américaines, qui ont su largement tirer parti du contexte des post-subprime, les banques de financement et d'investissement (BFI) européennes peinent à remonter la pente depuis la crise, selon une analyse de Dealogic. D'après les données récoltées par l'institut d'études, la performance des banques européennes, mesurée en quote-part des revenus des BFI dans le total mondial, a atteint son niveau le plus bas à ce jour, soit 8,5 milliards d'euros (environ 24%), alors que les États-Unis sont à leur niveau le plus haut depuis 2002 (environ 34%). Le nombre de banques actives en Europe a lui-même diminué depuis l'an dernier de 17%, soit 961 établissements, ce qui est également le chiffre le plus bas enregistré depuis 2003. En Europe, l'activité continue d'être essentiellement drainée par l'obligataire (environ 3,2 milliards d'euros) puis par les opérations de fusions et acquisitions (M&A) et les crédits syndiqués. Or, c'est la baisse des activités de fusions et acquisitions, fortement liées à la croissance, qui a plombé les performances des établissements bancaires européens. La quote-part du M&A a atteint en effet en 2013 son plus bas niveau depuis 1997, à 2,3 milliards d'euros (26,7%). (IL)