Bruxelles, 14/10/2013 (Agence Europe) - La Commission européenne a une nouvelle fois été obligée, lundi 14 octobre, de reprendre des affirmations véhiculées au Royaume-Uni sur la pression que feraient peser 600 000 chômeurs européens non actifs sur le système de santé publique gratuit NHS, évaluée à près de 1,5 milliard d'euros. La charge est venue du Sunday Telegraph, dimanche 13 octobre, qui indiquait que la Commission présenterait ce lundi un rapport en ce sens. Mais, a précisé lundi le porte-parole Jonathan Todd, il s'agit d'une « grossière et irresponsable déformation des faits ». Ce rapport évoque bien le chiffre de 600 000 migrants non actifs mais qui comprend aussi bien les demandeurs d'emploi que les étudiants, les retraités ou des parents prenant un congé parental. Avec une telle méthode de calcul, 43% de la population britannique âgée de 15 à 64 ans pourrait être classée inactive, ce qui ferait 12 millions de chômeurs. « Et personne ne peut sérieusement prétendre qu'il existe 12 millions de chômeurs au Royaume-Uni », a poursuivi le porte-parole. L'étude publiée par la Commission indique que 84% des migrants non européens actifs au Royaume-Uni sont les parents d'un citoyen de l'Union économiquement actif et 64% des migrants non européens actifs au Royaume-Uni y ont déjà travaillé. La part des migrants non actifs issus de l'UE dans la population totale du Royaume-Uni était de 1,2 % en 2011 et est restée la même en 2012. Et leur coût pour le NHS ne se situe qu'entre 0,7 % et 1,1% de son budget. Mardi dernier à Luxembourg, la commissaire Viviane Reding avait répondu aux problématiques de libre circulation soulevées par les États membres, Royaume-Uni et Allemagne en tête, avec un plan d'action en 5 étapes. Lundi, les services du commissaire à l'Emploi, Laszlo Andor, ont publié une étude sur les relations entre migrants européens et octroi des prestations sociales. Étude dont il ressort que les migrants européens sont la plupart du temps en activité et ne reçoivent que peu d'allocations, avec en moyenne une part de 0,2% des dépenses de santé et un coût équivalent à 0,01% du PIB du pays où ils se trouvent. (SP)