Luxembourg, 10/10/2013 (Agence Europe) - Le Conseil Transports s'est montré divisé, jeudi 10 octobre, sur la révision des droits des passagers aériens. Les ministres européens se sont prononcés sur les propositions relatives aux correspondances manquées et aux indemnisations de retard.
Les pays de l'UE ne s'entendent pas sur la façon dont il faut traiter les retards en cas de correspondance. Faut-il tenir compte du retard à l'arrivée, comme le souhaite l'Estonie, ou au départ comme le préconise la Slovaquie? Et à qui incomberaient les dédommagements ? Pour d'autres délégations, l'UE ne doit pas s'écarter de ce qui se fait au niveau mondial, notamment avec les services interlignes.
Concernant le montant des indemnisations, les Britanniques sont catégoriques: l'indemnisation ne peut pas être revue à la hausse. Pour certaines délégations (Irlande, Finlande, Portugal, Slovaquie), il faudrait lier le montant de l'indemnisation au prix du billet ; pour d'autres (Estonie, Chypre, Bulgarie, Croatie, Suède) cela n'est pas possible. En effet, les prix des billets varient selon le moment de l'achat et ils font parfois l'objet d'un paquet. C'est donc « difficile à mettre en œuvre », admet le commissaire européen. Il a insisté pour qu'un équilibre soit trouvé entre les intérêts des passagers et ceux des compagnies aériennes, et estimé que l'indemnisation n'est pas un but en soi. Le ministre lituanien des Transports, Rimantas Sinkevicius, a précisé que le dossier faisait partie des priorités de la présidence. Nul doute que la tâche sera ardue pour dégager des compromis. (MD)