Bruxelles, 10/10/2013 (Agence Europe) - Le ministère des Finances grec a réagi, mercredi 9 octobre, au rapport de suivi budgétaire ('fiscal monitor') du FMI dans lequel l'institution fait état d'un besoin de mesures additionnelles de 3,5% du PIB d'ici à 2016 pour qu'Athènes respecte ses obligations budgétaires.
« Le gouvernement grec ne commente pas les rapports d'organisations internationales telles que le FMI, et ne l'a pas fait même quand l'institution a reconnu des erreurs de projection dans la préparation du programme de politique économique originel pour notre pays », précise le ministère dans un communiqué. Pour 2012, la Grèce a dépassé ses objectifs en termes budgétaires primaires, et la dernière mise à jour du programme ne relevait aucun trou dans le budget pour 2013-2014, a-t-il souligné.
Les conclusions de la mission de suivi de la 'troïka' (Commission, BCE, FMI), aujourd'hui interrompue, feront la lumière sur la situation budgétaire du pays.
Dans son rapport, le FMI table, par ailleurs, sur un excédent budgétaire de 1,1% du PIB pour 2014 alors que le dernier rapport de suivi tablait sur un excédent de 1,5%. « Les projections de la dette publique supposent une décote supplémentaire ('implication du secteur officiel') pour ramener le ratio dette par rapport au PIB à 124% en 2020 », précise encore le FMI. Ce vocabulaire pourrait déplaire aux Européens qui refusent à ce stade toute perte sur les titres grecs qu'ils détiennent, se bornant à évoquer une diminution des taux d'intérêts sur les prêts accordés. (EL)