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Bulletin Quotidien Europe N° 10931
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Semaine sans répit pour les autorités grecques

Bruxelles, 27/09/2013 (Agence Europe) - Les autorités grecques viennent de connaître une nouvelle semaine de négociations intenses avec leurs créanciers, sur fond de crise politique amorcée par le parti Aube Dorée alors même qu'une nouvelle grogne de la rue a paralysé le secteur public pendant plusieurs jours.

Une des tâches de la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), à ce stade de sa mission à Athènes, est d'évaluer la mise en œuvre de quatre actions préalables au déblocage d'un milliard d'euros, parmi lesquelles le placement de 12 500 fonctionnaires dans un programme de mobilité. La seconde phase de ce programme attend toujours la réponse de la 'troïka' relative à une possible extension de délai. Le commissaire chargé de l'euro, Olli Rehn, a précisé qu'Athènes avait accepté de revoir sa législation relative au travail, notamment du côté des restructurations d'entreprises et des licenciements collectifs. Cela devrait contribuer, avec les récentes réformes, à attirer des investissements et à créer des emplois, a-t-il répondu à un député du parti Syriza. Les discussions avec la 'troïka' auraient, par ailleurs, permis de dégager un consensus sur l'ampleur de l'excédent primaire, à environ 500 millions d'euros en 2013, selon la presse grecque.

Vendredi, le porte-parole du gouvernement grec, Simos Kedikoglou, a assuré que le pays ne serait pas conduit à des élections nationales anticipées après que les dix-huit députés d'Aube Dorée ont menacé de démissionner. Le parti fait l'objet d'une enquête judiciaire suite au meurtre du rappeur antifasciste Pavlos Fyssas par un néonazi lié au parti (EUROPE 10925). Selon M. Kedikoglou, si des élections partielles s'avèrent nécessaires, « elles auront lieu dans les circonscriptions où les députés doivent être remplacés ».

Le FESF ne renoncera pas à une partie du remboursement de la dette. Même après les élections allemandes, l'Eurozone n'a pas changé son discours concernant la viabilité de la dette grecque. Klaus Regling, directeur exécutif du MES/FESF, principal bailleur de fonds publics de la Grèce, a estimé qu'un effacement d'une partie de la dette grecque ne serait pas nécessaire. Il a ajouté que cela n'avait « pas de sens » d'avoir un certain objectif de ratio dette/PIB, et qu'il fallait regarder comment la dette était financée. Et de souligner les conditions extrêmement avantageuses assorties aux prêts concernés (maturité moyenne de 30 ans et taux d'intérêts très bas). (EL)

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