login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10931
Sommaire Publication complète Par article 18 / 35
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

Le rapport du GIEC conforte la ligne ambitieuse adoptée par l'UE

Bruxelles, 27/09/2013 (Agence Europe) - « Que feriez-vous si votre médecin se disait sûr à 95% que vous souffrez d'une grave maladie ? (…) Continueriez-vous à ignorer cette annonce (…) ou commenceriez-vous à chercher un remède ? Cela relève du sens commun. La même logique s'applique à la science du climat ». C'est en ces termes que Connie Hedegaard, la commissaire européenne à l'Action pour le climat, a réagi, vendredi 27 septembre, à la publication, le même jour, du dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental des Nations unies sur l'évolution du climat (GIEC), lequel confirme « sans équivoque » que le changement climatique est en cours et « qu'il y a au moins 95% de certitude que les activités humaines en sont la cause principale ».

« Le jour où tous les scientifiques mettront en garde avec une certitude de 100% contre le changement climatique, il sera trop tard », a averti Mme Hedegaard. Et de rappeler que l'Europe dispose d'une législation « ambitieuse », qu'elle réduit considérablement ses émissions, qu'elle s'attèle au développement des énergies renouvelables et à l'augmentation des économies d'énergie et qu'elle est prête à franchir la prochaine étape: « Les objectifs climatiques et énergétiques à l'horizon 2030 que la Commission présentera avant la fin de cette année. » La réalité est que d'autres maintenant nous emboîtent le pas, a conclu Connie Hedegaard, affirmant que « l'Europe continuera à réclamer plus d'action de la part des autres émetteurs ».

Dans la même veine, le président du groupe S&D au Parlement européen, l'Autrichien Hannes Swoboda, a estimé que « la science ne pouvait plus être ignorée plus longtemps », sans compter que « le changement climatique est aussi une opportunité pour la création d'emplois ». M. Swoboda a, par ailleurs, déploré que certains nouveaux gouvernements conservateurs, notamment le gouvernement australien, aient l'intention de réviser à la baisse les ambitions des gouvernements précédents en matière de lutte contre le changement climatique.

Le porte-parole du groupe des Verts/ALE, le Finlandais Satu Hassi, a aussi pris acte de « l'augmentation de la conviction scientifique mondiale » sur l'impact des activités humaines sur le changement climatique. Face à ces conclusions, il estime en substance que l'UE doit remédier aux dysfonctionnements de sa politique climatique, notamment en renforçant les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020 qui sont « dépassés ». Pour les Verts, il convient aussi de fixer des objectifs de réduction à plus long terme, notamment pour 2030.

Outre que le réchauffement climatique est « sans équivoque » et qu'il est « extrêmement probable » (au moins 95% de certitude) que les activités humaines ont causé la part la plus importante de l'augmentation de la température de surface observée au cours des 60 dernières années, le rapport du GIEC indique que chacune des trois dernières décennies a été successivement plus chaude que n'importe quelle décennie précédente depuis que les relevés instrumentaux ont commencé en 1850. Le rapport indique aussi que, si les émissions de GES sont réduites de manière significative, l'augmentation de la température moyenne à la surface de la planète pourrait être limitée à entre 0,9 ° C et 2,3 ° C au-dessus des niveaux préindustriels, et l'élévation du niveau de la mer à 30-50 cm par rapport à 1986-2005, à la fin de ce siècle. Mais si aucune action n'est entreprise, il y a 62% de chances que, de 2081 à 2100, la température puisse être plus élevée de 4 ° C que dans l'époque préindustrielle, alors que l'élévation du niveau de la mer est susceptible d'être de 40 à 80 cm par rapport à 1986-2005. (OL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
CALENDRIER