Bruxelles, 27/09/2013 (Agence Europe) - Des députés européens souhaitant regrouper toutes leurs activités à Bruxelles ont dénoncé, jeudi 26 septembre, le coût des déplacements réguliers à Strasbourg qu'ils ont estimé à 180 millions d'euros par an.
À l'initiative d'Alexander Alvaro (ADLE, Allemagne), la commission des budgets du Parlement européen a adopté un avis à l'intention de la commission des affaires constitutionnelles, compétente sur le sujet, qui propose de modifier les traités européens stipulant que le siège du Parlement européen est à Strasbourg.
L'avis affirme que le coût consacré aux déplacements mensuels pour la session plénière tenue à Strasbourg représente plus de 180 millions d'euros par an. S'y ajoutent d'autres frais dus à « cette dispersion », comme la perte d'heures de travail, les frais supplémentaires pour le personnel et les différences de frais de déplacements des députés. Les parlementaires demandent donc à l'administration du Parlement de procéder à une analyse des économies qui pourraient être réalisées si le Parlement n'avait qu'un seul lieu de travail ou, à tout le moins, cesse cette transhumance mensuelle. « Le Parlement serait plus efficace et plus rationnel au niveau des coûts s'il siégeait en un seul lieu », a indiqué M. Alvaro. Fixer un siège unique est « dans l'intérêt des contribuables et des citoyens », a ajouté l'eurodéputé.
Le 17 septembre, l'eurosceptique britannique Ashley Fox et Gerald Häfner (Verts/ALE, Allemagne), deux partisans du siège unique à Bruxelles, avaient présenté un projet de rapport réclamant le droit pour l'assemblée de décider « où et quand » elle se réunit. Les amendements rappelant que, conformément aux traités européens, le siège du Parlement est à Strasbourg avaient été rejetés. (LC)