Saint-Malo, 27/09/2013 (Agence Europe) - Les régions périphériques maritimes conditionnent le succès des politiques européennes prévues dans le cadre financier pluriannuel de l'UE pour 2014-2020 au degré de confiance qui leur sera accordé.
Tout comme les députés européens, la conférence régions périphériques maritimes (CRPM) regrette la réduction du budget européen pour la période de programmation 2014-2020, jugeant peu ambitieux l'accord obtenu par les institutions de l'UE (le PE doit encore approuver le CFP lors de la plénière du 21 au 24 octobre).
Afin d'utiliser au mieux les ressources qui seront disponibles, les régions veulent être associées davantage à la mise en place des programmes. Dans la déclaration finale que ces régions ont adoptée à l'issue de leur 40ème assemblée générale, vendredi 27 septembre à Saint-Malo (France), l'association demande que des mécanismes de consultation soient mis en place « pour éviter que des instruments vertueux ne perdent leur valeur ajoutée en l'absence d'une adaptation aux territoires et à leur population ». La CRPM exhorte donc la Commission et le Conseil à faire en sorte que la mise en œuvre des futurs règlements prenne en compte les spécificités régionales. L'association fait valoir que lorsque des responsabilités de gestion des crédits européens ont été confiées aux régions (cohésion ou développement rural), « le résultat a presque toujours été positif à la fois en termes de valeur ajoutée européenne et d'adaptation aux besoins réels des territoires ». L'association se félicite que ce principe de gouvernance multiniveau soit acté dans la réforme de la politique de cohésion, notamment grâce aux accords de partenariats, tout droit dérivés de leur proposition de 'pacte territorial'. (MD)