Bruxelles, 27/09/2013 (Agence Europe) - Le président chypriote, Nicos Anastasiades, a appelé l'Union européenne à prendre un rôle plus important dans les négociations de réunification de Chypre, menées sous les auspices des Nations Unies, le 26 septembre lors de son premier discours à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies.
« Le règlement doit incarner notre capacité en tant qu'État membre de l'UE et consacrer pleinement ses valeurs et ses principes, à travers le renforcement du rôle de l'UE dans le processus de négociations »,
a-t-il expliqué. « Un tel rôle de l'UE ne ferait qu'ajouter et compléter la mission des Nations unies afin de garantir non seulement notre participation effective et efficace dans l'UE à travers la mise en œuvre correcte de l'acquis communautaire mais aussi la restauration des libertés fondamentales et des droits de l'homme de tous les Chypriotes », a-t-il ajouté.
Saluant aussi la décision de la Turquie de répondre par l'affirmative à sa proposition de tenir des réunions avec le négociateur de la communauté chypriote grecque, Andreas Mavroyiannis, M. Anastasiades a dit « espérer et attendre que cette réponse positive soit suivie par des mesures concrètes et substantielles ainsi qu'une attitude constructive, guidée par la bonne foi qui contribuera efficacement à parvenir à un règlement ». Il a également appelé « une fois de plus » la Turquie et « nos compatriotes chypriotes turcs » à démontrer la « même détermination » que lui et un même « engagement » à devenir « des partenaires dans l'effort pour la réunification ». Le refus du plan Annan en 2004 par la communauté chypriote grecque « n'exonère pas la Turquie de ses obligations et responsabilités concernant les efforts visant à trouver une solution juste », a-t-il ajouté.
M. Anastasiades a ainsi appelé à une reprise des négociations rapide sans pour autant que celles-ci soient bâclées. « Le statu quo actuel est inacceptable (…). Un règlement global est non seulement souhaitable, mais il ne devrait pas être retardé davantage », a-t-il expliqué. Et afin d'éviter un nouveau processus de négociations frustrant, « le moment pour le début des négociations n'est pas aussi important que le fait qu'elles soient menées d'une manière globale, avec une substance, des objectifs et des cibles claires ». Selon le président chypriote, il devrait être « clairement établi » avant le début du processus de négociations que « la base et la solution à atteindre doivent respecter les résolutions de l'ONU (…) et la transformation de la République de Chypre en un État fédéral bicommunautaire et bizonale, avec une personnalité internationale, une souveraineté et une citoyenneté unique ». M. Anastasiades a annoncé avoir présenté des propositions qui englobent « le retour de la ville fantôme de Famagouste à ses habitants légitimes ».
Les négociations pourraient reprendre en octobre. (CG)