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Bulletin Quotidien Europe N° 10925
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) jai

Querelles entre PPE et S&D au sujet de la Croatie

Bruxelles, 19/09/2013 (Agence Europe) - Les groupes PPE et S&D au Parlement européen se sont une nouvelle fois affrontés sur le sort réservé à la Croatie, à l'encontre de laquelle la commissaire Viviane Reding vient d'activer la clause de sauvegarde en matière de justice et d'affaires intérieures. Si, pour le PPE et son expert ès Schengen, Carlos Coehlo ( PPE, Portugal), la non application par Zagreb des dispositions prévues sur le mandat d'arrêt européen constitue un sérieux manquement et s'avère « inacceptable », le chef du S&D, l'Autrichien Hannes Swoboda, a quant à lui estimé que la décision de la Commission compliquait la recherche d'un compromis entre les deux parties.

Jugeant logique et nécessaire que la Croatie s'acquitte des règles européennes sur le mandat d'arrêt européen, « une pièce essentielle de la législation qui doit être mise en œuvre dans les États membres », le leader autrichien a toutefois qualifié la décision de la Commission d' « imprudente ». M. Swoboda s'est dit toutefois confiant que le Premier ministre Milanovic et le président Barroso « trouveront une solution ». Hannes Swoboda a également refusé de remettre en question la capacité de la Croatie à être un nouveau membre de l'UE, jugeant qu'il s'agit « d'un problème isolé » et que « toute comparaison avec la Hongrie -où les attaques contre la démocratie sont continues- est absurde ».

Pour Wilfried Martens, le président du PPE, cette décision est « complètement légitime et ne devrait pas être vue comme une surprise », a-t-il dit dans un communiqué. Le choix des autorités croates de revoir leur législation trois jours avant l'entrée officielle dans l'UE ne constitue pas seulement une violation des obligations de la Croatie, a-t-il ajouté, mais entrave aussi le bon fonctionnement d'un instrument majeur de coopération judiciaire dans l'UE.

« J'appelle donc Zoran Milanovic (membre du PES) à revenir immédiatement sur ces changements, sans conditions », a déclaré M. Martens, invitant au passage le PES et l'ADLE à faire pression sur les partis croates au pouvoir SDP et HNS qui appartiennent à leur famille, cela « au lieu de rester silencieux ».(SP)

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