Bruxelles, 19/09/2013 (Agence Europe) - Les leaders des groupes S&D et PPE au Parlement européen ont condamné mercredi l'assassinat, la veille, par un membre du parti d'extrême droite grecque Aube dorée d'un jeune chanteur militant anti-fasciste, Pavlos Fyssas. Le leader autrichien Hannes Swoboda du groupe S&D a jugé ce crime « intolérable » au regard de tous les standards. Invitant Athènes à étudier les possibilités de bannir ce parti, M. Swoboda a également averti le Premier ministre, Antonis Samaras, que si le gouvernement grec n'agissait pas pour faire cesser les agissements d'Aube dorée et de tous les autres groupes fascistes de Grèce, « ce sera une présidence de l'UE inacceptable, qui n'apportera probablement aucun progrès, ni à l'Europe, ni à la Grèce », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Pour le Français Joseph Daul, chef de file du PPE, « les actes fanatiques et de violence n'ont pas de place dans les sociétés modernes et démocratiques des États membres », a-t-il dit, ajoutant que si tous les crimes sont abominables, « les crimes politiques sont inacceptables ». Le PPE réitère toutefois son plein soutien au Premier ministre Samaras dans le contexte économique actuel, a indiqué M. Daul, rejetant toutes les réactions « politiciennes » visant à demander à la Grèce de renoncer à la présidence de l'UE, qui doit démarrer en 2014.
Le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thorbjorn Jagland a également condamné ce crime et s'est inquiété dans un communiqué de « ce développement extrêmement dangereux en Grèce ».
Le parti Aube dorée compte 18 députés au parlement grec depuis les législatives de 2012. Réagissant à cet assassinat, le ministre grec de l'ordre public, Nikos Dendias, a indiqué que son gouvernement allait étudier la possibilité de revoir la législation sur les organisations criminelles, afin de pouvoir bannir éventuellement ce parti, ont relaté plusieurs médias grecs. (SP)