Bruxelles, 19/09/2013 (Agence Europe) - Pour la réforme à long terme de l'ETS, c'est une claque. Un projet de résolution sur l'état du marché du carbone en 2012 qui préconisait des mesures structurelles pour remédier à long terme aux faiblesses de l'ETS a essuyé un échec, mercredi 18 septembre à Bruxelles, en commission de l'environnement (ENVI) du Parlement européen. Une majorité s'est dégagée pour rejeter le texte, hypothéquant les chances de voir le sujet débattu lors de la prochaine session plénière, comme c'était prévu.
Le projet de texte soumis au vote soulignait que l'objectif climatique actuel de l'UE - une réduction de ses émissions de gaz à effet de serre de 20% à l'horizon 2020 (par rapport au niveau de 1990) - sera atteint. Un amendement proposait donc de relever le niveau d'ambition par une réduction de 25%. Le PPE a voté contre, provoquant le rejet de la résolution (27 voix pour, 32 contre, zéro abstention), au grand dam de Peter Liese (PPE, Allemagne) qui en était l'auteur et avait le soutien des sociaux-démocrates. Mathias Groote (S&D, Allemagne) qui préside la commission s'en est indigné.
« Les conservateurs ne comprennent pas combien l'ETS est important pour l'UE et pour l'environnement. Ils ont voté contre un projet de texte sur des mesures structurelles pour renforcer l'ETS et le rendre plus efficace. Cette indécision est délétère. Il est important que chacun au Parlement ait une position claire pour donner de la certitude aux investissements dans les technologies sobres en carbone. », a-t-il estimé.
Rappelons que, par le passé, le Parlement européen s'était déjà prononcé en session plénière pour un objectif de -30% sans conditions. Si les groupes politiques ne déposent pas un projet de résolution commune avant la prochaine session plénière (7-10 octobre), aucun débat n'aura lieu. Demeure néanmoins sur la table la question orale au Conseil et à la Commission sur l'état du marché du carbone, qui sera à l'ordre du jour de la session le 8 octobre prochain. (AN)