Bruxelles, 13/09/2013 (Agence Europe) - « Offusquée » par les rapports faisant état de la mort, à la suite de graves blessures dont une hémorragie interne, d'une fillette yéménite de 8 ans lors de sa nuit de noce, la Haute représentante, Catherine Ashton, a exhorté les autorités du Yémen à enquêter « sans délai » sur cette affaire et à poursuivre les responsables de ce crime.
Ce faisant, Mme Ashton a demandé au gouvernement yéménite de rétablir « immédiatement » une législation fixant un âge minimum pour le mariage, en conformité avec les normes internationales, pour interdire de tels abus d'enfants. Elle a aussi demandé aux autorités de se conformer à leurs obligations en vertu du droit international, y compris les Conventions des Nations unies protégeant les droits de l'enfant, auxquelles le Yémen est partie. « Il incombe aux autorités yéménites de mettre en place un cadre législatif pour contrer les pratiques qui constituent des violations manifestes des droits humains fondamentaux et qui pourraient donner lieu à des crimes horribles », a expliqué Mme Ashton. Et d'ajouter qu'« une telle démarche (était) nécessaire pour assurer la cohérence avec les efforts déployés par le Yémen pour faire des progrès sur la voie des réformes, la modernisation et la protection des droits de l'homme. »
Une fillette yéménite de 8 ans serait décédée au lendemain de sa nuit de noces des suites de blessures subies lors de relations sexuelles avec son mari quadragénaire originaire d'Arabie Saoudite à qui elle aurait été vendue, selon le quotidien koweitien Al Watan. Les autorités locales ont démenti l'information. (CG)