Bruxelles, 13/09/2013 (Agence Europe) - Le représentant permanent turc auprès de l'UE, Selim Yenel, a appelé, le 12 septembre, l'Union européenne à être plus claire sur ses intentions envers la Turquie.
« Nous devons nous asseoir et trouver une conclusion sur où nous allons, quel type d'UE vous voulez, avec la Turquie ou non, car vous gaspillez notre temps depuis 50 ans (et) nous sommes fatigués », a-t-il indiqué, soulignant que les relations entre l'UE et la Turquie sont - et demeureront - nombreuses et importantes, jeudi 12 septembre lors d'une conférence au Centre for European policy studies.
Il a précisé que la question des négociations empoisonnait les relations entre l'UE et la Turquie. « Nous sommes un pays qui mérite une réponse claire », a expliqué le représentant turc. « Personne ne veut dire que nous n'allons pas continuer le processus d'adhésion, que ce soit l'UE et la Turquie. Mais il va y avoir un jour où cela pourrait arriver car cela ne mène à rien. On essaie de trouver une voie pour continuer avec une espèce de relations qui nous affecte vraiment », a ajouté M. Yenel, précisant que la méfiance augmente des deux cotés. L'ambassadeur a souligné que la question chypriote était le point majeur, « une question décisive » à régler pour que le processus d'adhésion avance.
Le représentant permanent a mis en avant l'importance d'ouvrir le chapitre 'Politique régionale' des négociations d'adhésion, qu'il espère pour « octobre ou novembre », tout en soulignant qu'ouvrir un seul chapitre « n'est pas suffisant ». Il a révélé qu'Ankara essayait de convaincre Paris de débloquer le chapitre 'Politique économique et monétaire' que la France bloque unilatéralement. M. Yenel souhaite aussi que les discussions sur un régime sans visa avancent, considérant qu'il s'agissait avant tout d'une question politique.
Le rapport de progrès de la Commission sur la Turquie sera dévoilé le mercredi 16 octobre. (CG)