login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10915
Sommaire Publication complète Par article 21 / 31
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

Pour Paris, la sanction est une condition à la négociation politique

Bruxelles, 05/09/2013 (Agence Europe) - Le gouvernement français a estimé, mercredi 4 septembre, lors d'un débat au parlement national qu'une action en Syrie est nécessaire pour faire avancer le processus politique.

« Oui, la solution à la crise syrienne sera politique et non militaire. Mais regardons la réalité en face: si nous ne mettons pas un coup d'arrêt à de tels agissements du régime, il n'y aura pas de solution politique », a expliqué le Premier ministre, Jean Marc Ayrault, à l'Assemblée nationale alors que son discours était lu simultanément au Sénat (chambre haute) par le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius. M. Fabius a souligné que « la sanction n'est pas contradictoire avec la négociation politique, elle en est la condition ».

« Quel serait l'intérêt pour Bachar al-Assad de négocier, tant qu'il croit qu'il peut, (…) 'liquider', ce sont ses propres termes, 'liquider' son opposition, notamment au moyen d'armes qui sèment la terreur et la mort? », s'est interrogé le Premier ministre. « Nous voulons à la fois sanctionner et dissuader, répondre à cette atrocité pour éviter qu'elle ne se reproduise. Nous voulons aussi montrer à Bachar al-Assad qu'il n'a pas d'autres solutions que celle de la négociation », a-t-il ajouté. « Oui, nous souhaitons son départ, dans le cadre d'une solution politique en faveur de laquelle la France continuera à prendre l'initiative », a insisté M. Ayrault.

Pour le gouvernement français, « ne pas réagir serait mettre en danger la paix et la sécurité de la région tout entière ».

Le parlement, dont le vote n'est pas nécessaire pour lancer une intervention, est divisé. L'opposition ne veut pas d'intervention sans un mandat des Nations unies.

De son côté, le vice-ministre des Affaires étrangères syrien, Fayçal Moqdad, a qualifié de « honteux que le président français (dise) 'si le Congrès approuve, je vais en guerre, sinon je n'irai pas', comme si le gouvernement français n'avait pas son mot à dire », dans une interview à l'AFP. (CG)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
SOCIAL - ÉDUCATION
INSTITUTIONNEL