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Bulletin Quotidien Europe N° 10915
ÉCONOMIE - FINANCES / (ae) g20

Le système financier est désormais bien plus résilient (Svein Andersen)

Saint-Pétersbourg, 05/09/2013 (Agence Europe) - Pour le Comité de stabilité financière (FSB), les efforts importants accomplis ou en cours afin de renforcer la solidité du secteur bancaire, la transparence des marchés de produits dérivés et la surveillance du secteur bancaire parallèle ont permis d'accroître considérablement la capacité du système financier global à résister à de futures turbulences.

Le système financier international est « bien plus résilient » aujourd'hui qu'il ne l'était au moment de la crise financière de 2008, a déclaré Svein Andersen, le secrétaire général du Comité de stabilité financière, forum créé sous l'égide du G20 pour orchestrer les réformes financières internationales, jeudi 5 septembre à l'ouverture du sommet du G20 de Saint-Pétersbourg.

Parmi les avancées réelles obtenues, il a cité l'achèvement de la transposition de l'accord international 'Bâle III' renforçant la quantité et la qualité des fonds propres bancaires dans les législations nationales de « 18 sur les 20 membres du G20 ». Seules l'Indonésie et la Turquie n'ont pas encore finalisé leur processus législatif (EUROPE 10910). Afin de respecter la date limite fixée à 2019 pour l'augmentation de leurs fonds propres de qualité optimale (CET1), les déficits en fonds propres des principales banques systémiques seraient désormais inférieurs à la moitié de leurs profits annuels cumulés. Sur la question des institutions financières 'too big too fail', M. Andersen a indiqué que, sous la présidence russe du G20, « des méthodologies et des politiques » ont été mises au point afin de mieux superviser les « 28 » banques d'importance systémique identifiées et de trouver des solutions en cas de difficultés.

Le FSB a soumis au G20 deux rapports intérimaires sur le système bancaire parallèle servant de base aux discussions des leaders mondiaux sur la façon de réglementer les entités financières n'ayant pas le statut de banques mais servant d'intermédiaires financiers. Un des axes de travail porte sur la fixation de « normes sur l'ampleur de l'effet de levier que les banques réglementées octroient à des entités actives en matière de 'shadow banking' », a indiqué M. Andersen. Interrogé par EUROPE, il a indiqué que la proposition, présentée la veille par la Commission européenne, s'intégrait parfaitement dans les travaux en cours au niveau international (EUROPE 10914). En fixant un ratio de capital précis pour les fonds monétaires, cette proposition va « un petit peu plus loin » que les recommandations du FSB, a-t-il remarqué.

M. Andersen a également évoqué les travaux en cours sur la gouvernance des indices boursiers. Dans ce domaine, nous recherchons une approche « coordonnée » afin de définir des normes strictes permettant d'éviter les manipulations. Une évaluation du comité IOSCO, regroupant régulateurs et organismes boursiers, est attendue pour le printemps 2014. La Commission européenne présentera, le 18 septembre, une proposition législative visant à encadrer la gouvernance de ces indices, suite aux scandales du Libor et de l'Euribor.

Enfin, M. Andersen a rappelé les travaux menant à réduire la dépendance excessive aux notations financières. L'objectif est notamment de minimiser la volatilité née de l'obligation qu'ont les investisseurs de modifier leurs positions en cas de modification de notation par les agences de rating. (MB)

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