Bruxelles, 02/09/2013 (Agence Europe) - Le vice-président du Parlement européen et président du Comité international pour l'application de la justice, Alejo Vidal-Quadras (PPE, Espagne), a appelé à la démission de la Haute représentante de l'UE, Catherine Ashton, à la suite de l'attaque par des forces irakiennes du camp d'Ashraf, les 31 août et 1er septembre. Soulignant que Mme Ashton « a été incapable d'agir » pour la sécurité des résidents du camp, M. Vidal-Quadras l'a considérée comme « également responsable de ce crime en raison de son incompétence et de son manque de sensibilité quand les droits humains sont violés. Si elle avait un minimum de décence, elle devrait démissionner immédiatement ». « Nous appelons le président Obama, le secrétaire général Ban Ki-moon et l'UE à intervenir immédiatement pour empêcher d'autres meurtres. (…) Le silence et l'inaction à ce stade seront uniquement considérés comme un feu vert à l'effusion de sang », a-t-il ajouté.
Pour le président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l'Irak, Struan Stevenson, ce « massacre brutal des civils non armés dans le camp d'Ashraf » était « évitable comme il était prévisible ». « Comme Ban Ki-moon, Ashton et Obama se tordent les mains sans faire grand chose, le meurtre d'innocents se poursuivra au même rythme », a-t-il ajouté.
La France et le Royaume-Uni condamnent l'attaque
Le secrétaire d'État britannique, Alistair Burt, tout comme le ministère des Affaires étrangères français ont condamné les violences, demandé une enquête indépendante, approfondie et transparente, et rappelé qu'il revient aux autorités irakiennes d'assurer la sécurité des résidents. Les États-Unis ont aussi condamné l'attaque.
Au moins 52 personnes ont été tuées et une dizaine ont disparu dans cette attaque du camp d'Ashraf qui comptait une centaine de personnes, selon les Moudjahidines du peuple, alors que trois soldats ont été tués et quatre autres blessés selon les autorités. Le Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki, a ordonné la mise en place d'une commission d'enquête qui doit travailler en parallèle avec celle de l'ONU. (CG)