Bruxelles, 02/09/2013 (Agence Europe) - Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a souligné, le 30 août, ne voir « aucun obstacle à signer » l'accord d'association avec l'UE, ajoutant que l'Ukraine remplirait « toutes les conditions » posées par la Commission européenne pour sa signature. « Je n'en ai aucun doute », a-t-il expliqué dans une interview à plusieurs chaînes de télévision ukrainiennes.
Le président n'a pas précisé si Kiev est prêt à abandonner les poursuites contre l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, alors que la fin de la justice sélective est une condition européenne. Mais il a précisé que l'idée de transférer Mme Timochenko dans un hôpital à l'étranger était toujours à l'ordre du jour. Mais « malheureusement, personne en Ukraine n'a actuellement de tels pouvoirs (de pouvoir la transférer), et le président non plus, la loi ukrainienne ne prévoyant pas cette possibilité pour les personnes détenues en Ukraine », a souligné M. Ianoukovitch, estimant qu'il fallait changer la loi.
Et, alors que la Russie a menacé de sanctions économiques l'Ukraine en cas de signature de l'accord (EUROPE 10904), M. Ianoukovitch s'est défendu de vouloir compliquer les relations avec la Russie et les pays de l'Union douanière. « Au contraire, il est nécessaire pour nous de réfléchir à la manière dont on peut les simplifier et chercher à se comprendre », a-t-il indiqué. « Nous devons trouver des solutions pragmatiques et nos intérêts nationaux seront toujours le fondement des relations de l'Ukraine avec l'Union européenne et l'Union douanière », a également expliqué le président.
L'accord d'association pourrait être signé lors du sommet du Partenariat oriental le 29 novembre à Vilnius, si l'Ukraine remplit les conditions posées par l'UE. (CG)