Bruxelles, 02/09/2013 (Agence Europe) - L'opposition danoise a relancé, la semaine dernière, le débat sur la fin des opt-out dont dispose le pays en matière de défense et de politiques 'justice et affaires intérieures'. Le chef de file des libéraux, Lars Løkke Rasmussen, a réclamé en effet un référendum sur le sujet lors des prochaines élections européennes.
Le Danemark avait obtenu quatre opt-out lors du rejet par référendum en 1992 du Traité de Maastricht, les 'retraits' concernant la défense, la justice et les affaires intérieures, la citoyenneté européenne ainsi que l'Union économique et monétaire.
En 2011, Le Premier ministre danois, Mme Helle Thorning-Schmidt, avait annoncé l'intention de son gouvernement de tenir un référendum pour mettre fin aux opt-out sur la politique commune de sécurité et de défense et sur la justice et les affaires intérieures. Un référendum devait être organisé au deuxième semestre 2012 mais il n'a pas eu lieu. Un report qui tient en partie à la situation en Europe et à la crise qui a provoqué au Danemark de nouvelles réflexions sur l'intégration européenne. Dans ce contexte de scepticisme et d'interrogation, « le gouvernement n'avait pas jugé opportun de lancer ce référendum », explique une source. Et il n'a pas non plus, à ce jour, fixé de nouvelles dates.
Selon M. Rasmussen, « le moment est venu. Nous devons aborder ces clauses d'exemption. Les conséquences négatives du désengagement dans le domaine de la justice sont tellement fortes qu'il serait irresponsable de continuer à retarder ce référendum », a-t-il jugé début août. Ce référendum devrait selon lui se tenir lors des élections européennes ou dans le cadre de la consultation populaire sur l'Office européen des brevets, début 2014, a-t-il encore fait valoir. (SP)