Bruxelles, 07/06/2013 (Agence Europe) - La Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et le commissaire à l'Élargissement et la Politique de voisinage, Stefan Füle, ont fait part, le 6 juin, de leurs préoccupations quant aux nouvelles restrictions à la liberté d'expression en Azerbaïdjan, soulignant leur déception d'apprendre l'approbation finale du Code criminel, qui établira des mesures punitives contre la calomnie et l'injure sur Internet. Ils ont appelé les autorités à créer un « espace ouvert pour un débat pluraliste » et à s'engager avec la communauté internationale afin de respecter leurs engagements internationaux « volontairement acceptés », précisant que l'UE est prête à aider.
« 2013 est une année d'élection importante de l'Azerbaïdjan, un pays qui s'est engagé à améliorer l'environnement général des élections démocratiques », ont rappelé Mme Ashton et M. Füle. « L'une des conditions préalables à la création d'une plateforme ouverte pour la compétition démocratique est la liberté d'expression sous toutes ses formes des médias publics », ont-ils expliqué.
« L'UE a exprimé à plusieurs reprises sa ferme conviction que les lois pénales sur la diffamation sont contre-productives », ont-ils rappelé, soulignant que « les recours civils permettent à la justice de poursuivre efficacement et de façon transparente dans les cas de diffamation ou d'insulte présumée ». Une telle approche est également conforme aux bonnes pratiques et normes internationales, ont-ils ajouté.
La veille déjà, M. Füle avait fait part, lors de sa rencontre avec le président du parlement d'Azerbaïdjan, Sabir Asadov, de ses préoccupations, soulignant que « la liberté d'expression, notamment à travers Internet, doit être améliorée et non limitée ». Il avait rappelé que les élections présidentielles d'octobre seront un « test important pour le développement démocratique du pays » et que « la sauvegarde de l'espace pour un échange des opinions pluralistes est essentielle ». (CG)