Bruxelles, 13/05/2013 (Agence Europe) - Les fonctionnaires du Conseil européen ne relâchent pas la pression pour conserver leur niveau de salaire et de pouvoir d'achat. L'Union syndicale, le plus grand syndicat de la fonction publique européenne, promet une nouvelle grève les 16 et 17 mai, après la mobilisation de 3 500 fonctionnaires le 8 mai (EUROPE n° 10842). Aussi, leurs représentants ont-ils rencontré le commissaire européen à l'Administration, Maros Sefkovic, et le président du COREPER pour la présidence irlandaise, Rory Montgomery, lundi 13 mai. Cette réunion a eu lieu quelques heures avant un trilogue dans la soirée du 13 mai. Lors de cette réunion, le mandat de négociation devrait être octroyé, le COREPER bénéficiant d'une « très forte majorité qualifiée » selon une source proche du dossier, malgré des divergences à propos des carrières. La Commission devrait s'en tenir à sa proposition majorée du milliard et demi d'économies demandé par les 27 dans le cadre financier pluriannuel. Le Parlement européen s'en tiendrait aussi à la proposition de la Commission et à ses amendements. Or, lors de cette réunion, une des trois parties « devra se coucher », commente la même source.
Dans l'état actuel des choses, l'Union syndicale rejette toujours fermement les économies que cette réforme suppose. Dans le communiqué de presse suivant la manifestation du 8 mai, le syndicat estime que les mesures proposées (gel des salaires pendant deux ans ou encore une réduction de 5% des effectifs, une augmentation des heures de travail sans compensation, relèvement de l'âge de la retraite à 65 ans) sont « manifestement disproportionnées et nullement justifiées par les économies qu'elle engendrerait, qui sont dérisoires face à l'ampleur ». Ce serait là au contraire « un prétexte pour affaiblir les institutions européennes », privées de recruter du personnel compétent. L'Union syndicale déplore que les dispositions en cours de négociation « dépassent de loin ce qui a été exigé des États membres les plus durement touchés par la crise et n'ont pour objectif que la déconstruction de l'Europe ». (MD)