Bruxelles, 13/05/2013 (Agence Europe) - Les ministres européens des Finances sont appelés, mardi 14 mai, à se mettre d'accord sur le déblocage en deux tranches de la rallonge de 11,2 milliards d'euros nécessaire pour solder les impayés de 2012.
La présidence irlandaise s'est engagée auprès du Parlement européen à faire approuver le règlement immédiat d'une première tranche de 7,3 milliards d'euros, et à obtenir l'engagement des ministres de solder le reliquat de 3,9 milliards avant la fin de cette année. La présidence propose que les investissements liés à cette première tranche se focalisent sur la sous-rubrique 1a (compétitivité pour la croissance et l'emploi) et la sous-rubrique 1b (cohésion). Ces fonds devraient être dirigés vers les politiques que renforcent la croissance dans toutes les régions de l'UE (investissement, éducation, recherche et innovation) et viser à remédier au problème du chômage (surtout celui des jeunes), lit-on dans la proposition de la présidence sur le projet de budget rectificatif n° 2 pour 2013.
De plus, la présidence irlandaise propose que le Conseil adopte une déclaration confirmant que les pays de l'UE reviendront sur le sujet plus tard en 2013 (s'agissant du versement du reste, à savoir 3,9 milliards d'euros).
Un vote sera nécessaire au Conseil ÉCOFIN. Or la majorité qualifiée requise n'était pas réunie lors de la dernière réunion préparatoire la semaine dernière (EUROPE n° 10842). Plusieurs États ont émis des réserves sur le montant des impayés. Les Britanniques et les Néerlandais se montrent les plus réticents à mettre la main au portefeuille, et leurs objections sont partagées par Autriche, Suède, Finlande et Danemark.
« Le Parlement européen est disposé à faire confiance, mais pas à se retrouver le dindon de la farce », a averti lundi l'eurodéputé Guy Verhofstadt (ADLE, belge), qui dénonce la duplicité des gouvernements européens.
Les négociations sur le cadre financier pluriannuel 2014-2020 ont débuté par un trilogue lundi 13 mai, qui a commencé vers 17 heures. Les débats ont porté sur quatre points: la flexibilité, une clause de révision, les ressources propres et l'unité du budget. (LC)