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Bulletin Quotidien Europe N° 10844
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

Coronavirus, la députée Grossetête interpelle la Commission

Bruxelles, 13/05/2013 (Agence Europe) - Suite au deuxième cas de nouveau coronavirus (NCoV) confirmé en France, la députée Françoise Grossetête (PPE, française) a saisi, le 13 mai, la Commission européenne d'une question écrite prioritaire afin d'obtenir des précisions sur: 1) le nombre précis de cas répertoriés au sein de l'Union européenne ; 2) le niveau de dangerosité du virus (notamment par rapport au SRAS) ; 3) les éventuelles mesures de précaution à prendre face au risque de contagion. « Nous avons à présent la certitude que le virus est capable de se transmettre d'homme à homme. Cette hypothèse a été confirmée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Des cas ont aussi été rapportés en Allemagne et au Royaume-Uni », a déclaré Mme Grossetête. La députée a ajouté que des recommandations européennes seraient bienvenues afin « de limiter les informations contradictoires et d'éviter tout climat anxiogène ». À l'heure d'aller sous presse, la Commission européenne n'était toujours pas en mesure de répondre aux questions posées.

Deux cas d'infection au nouveau coronavirus ont été détectés à ce jour en France, portant à huit le nombre de cas en Europe (quatre cas ont été détectés en Angleterre et deux en Allemagne), selon l'Institut de veille sanitaire français. Le virus a causé jusqu'ici la mort d'une vingtaine de malades sur les 34 cas recensés dans le monde. Ce nouveau virus a été identifié en Arabie saoudite en septembre 2012, chez deux patients qui avaient présenté respectivement en juin et septembre 2012 une pneumopathie sévère. Suite à cette découverte, une surveillance a été mise en place sous la coordination de l'OMS et du European centre for disease prevention and control (ECDC) afin de détecter d'autres cas éventuels. La plupart des personnes atteintes sont originaires ou avaient séjourné dans la péninsule arabique ou dans des pays limitrophes. Par ailleurs, l'OMS a confirmé, le 12 mai, que le virus pouvait se transmettre d'une personne à l'autre et invite les pays du monde entier à accroître la vigilance. Le NCoV est provoqué par un virus de la même famille que le Syndrôme respiratoire aigu sévère (SRAS) qui avait provoqué en 2003 la mort de plus de 800 personnes, principalement en Chine et ailleurs en Asie, avant d'être jugulé. Le NCoV n'apparaît toutefois pas aussi virulent, avec la trentaine de cas recensés en quelques mois contre 8 000 pour le SRAS durant le même laps de temps. Selon le spécialiste de l'Institut Pasteur Arnaud Fontanet, « ce virus existe depuis un an et n'a pas explosé de manière épidémique. Il ne faut pas être inquiet mais vigilant et agir fort ». La transmission du virus, par voie respiratoire « sur une distance assez rapprochée » semble prédominante, ce qui permet de contenir la propagation du virus, estime le spécialiste. (IL)

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