login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10844
Sommaire Publication complète Par article 21 / 33
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) commerce

Un vent d'espoir souffle sur l'OMC

Bruxelles, 13/05/2013 (Agence Europe) - Saluée par l'UE, les États-Unis, et le Mexique, beau joueur, la désignation du Brésilien Roberto Azevedo pour succéder à Pascal Lamy à la tête de l'OMC le 1er septembre, suscite de grandes attentes de 159 pays membres désireux de boucler le round de Doha.

Un net consensus. L'ambassadeur du Brésil à l'OMC, dont la désignation doit être formellement confirmée par le Conseil général de l'OMC, le 14 mai, « était en tête à toutes les étapes de la sélection », a laissé entendre le 8 mai dernier le président de la troïka chargée de la sélection des candidats, l'ambassadeur du Pakistan Shahid Bashir, lors de l'annonce du successeur de M. Lamy. Le choix de M. Azevedo, qui aurait recueilli 93 voix sur 159, a été accueilli avec beaucoup d'espoirs, dont ceux de sortir les négociations de Doha de l'impasse et de renforcer la crédibilité du système commercial multilatéral, « un bien commun dont tous les pays ont besoin », selon lui. « Nous sommes de mon point de vue face au risque de perdre un système très valable, un système pour lequel nous nous sommes tous battus, pour le créer et le faire avancer. La conférence ministérielle en décembre à Bali offre une chance de prendre les premières mesures pour sauver le système », a insisté le Brésilien, appelant tous les membres à réfléchir aux enjeux. « Ce que fait l'OMC a un impact sur la vie de tous, même s'ils n'en ont pas conscience. En ce moment, il ne s'agit pas d'avoir ce que l'on veut, mais il s'agit de sauver ce que nous avons », a-t-il prévenu. M. Azevedo a aussi appelé les pays membres à « rester vigilants » face à un protectionnisme « largement répandu » depuis la crise de 2008.

Un nouveau départ. La désignation du Brésilien a largement été saluée, dans le monde développé comme en développement. Le ministre sud-africain du Commerce, Rob Davies, dont le pays était, aux côtés des grandes économies émergentes, les BRICs (Afrique du Sud, Brésil, Chine, Inde et Russie), un soutien de taille à la victoire de M. Azevedo, a salué « un nouveau départ ». Par la voix de leur représentant au Commerce par intérim, Demetrios Marantis, les États-Unis ont assuré « avoir hâte » de travailler avec le Brésilien, afin de « bâtir une institution solide et utile ». Même son de cloche à Bruxelles, où le commissaire Karel De Gucht s'est félicité de la désignation de M. Azevedo tant pour l'avenir de l'organisation elle-même que pour le destin du round de Doha. « Une OMC forte nécessite un directeur général fort », insistait-il mercredi, sûr que le Brésilien a les qualités nécessaires pour sortir le round de Doha de l'impasse. « À cet égard, une première étape cruciale sera la prochaine conférence ministérielle (…) Un succès à Bali enverra au monde un signal important sur le rôle crucial de l'OMC et sur l'importance du système multilatéral qu'il représente (…) Le nouveau directeur général de l'OMC peut compter sur mon soutien pour faire de cette réunion ministérielle un succès », ajoutait le commissaire au Commerce. Parmi les nations émergentes, la Chine a salué la désignation de M. Azevedo comme « quelque chose qui vaut la peine d'être célébré ». Le Mexique, représenté en finale par son ex-ministre du Commerce Herminio Blanco, a salué « un succès pour la région latino-américaine et un pas positif pour l'OMC ». L'actuel patron, M. Lamy, a jugé que cette nomination montre « [la capacité de] l'organisation à se transformer en fonction des grandes évolutions de l'économie mondiale ». (EH)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE