Bruxelles, 03/05/2013 (Agence Europe) - Les États membres de l'UE se sont prononcés majoritairement, jeudi 2 mai au COREPER (Comité des représentants permanents des États membres auprès de l'UE), en faveur du financement d'une partie seulement des 11,2 milliards d'euros proposés par la Commission pour combler les besoins non encore couverts d'ici à la fin de 2013. La présidence irlandaise espère que le Conseil ÉCOFIN parviendra le 14 mai à un accord politique sur ce projet de budget rectificatif n°2/2013.
Lors du COREPER de jeudi, la présidence a soumis aux délégations deux options: la première consiste à reprendre tel quel le projet de budget (11,2 milliards de crédits de paiement), la seconde consiste à retenir entre 50 et 75% des montants (entre 5,6 et 8,4 milliards) demandés par la Commission, avec un engagement de revenir sur le sujet plus tard en 2013.
Les pays dits de la cohésion ont fait part de leur préférence à l'égard de la première option, bien qu'ils (Grèce, Pologne, Hongrie, Roumanie, Estonie notamment) aient signalé qu'ils pouvaient s'accommoder de l'option deux, à condition que les demandes sur la politique de cohésion (9 milliards, soit 80% du projet de budget rectificatif) soient honorées. Certains d'entre eux ont également souhaité que le développement rural soit couvert.
Les pays dits 'contributeurs nets' au budget de l'UE (Allemagne, Royaume-Uni, Suède, Danemark, France…) se sont prononcés pour une approche en deux étapes telle que suggérée dans le scénario deux. Cependant les opinions divergent sur le montant à retenir pour la première tranche. Seuls les Pays-Bas ont rejeté les deux options sur la rallonge des crédits de paiement, en demandant à la Commission de chercher redéploiements dans le budget 2013 et de revenir plus tard sur ce dossier. (LC)