Bruxelles, 03/05/2013 (Agence Europe) - Plusieurs territoires britanniques, sièges de nombreuses banques offshore, ont accepté d'appliquer l'échange automatique d'informations bancaires concernant les non résidents avec les autorités fiscales des cinq pays (Royaume-Uni, France, Allemagne, Italie et Espagne) qui ont décidé de généraliser entre eux et d'étendre au plus grand nombre de données bancaires pertinentes l'échange automatique d'informations fiscales concernant leurs ressortissants titulaires de comptes à l'étranger en s'inspirant de la loi américaine FATCA (voir aussi EUROPE n° 10827 et 10835). C'est le chancelier de l'Échiquier britannique, George Osborne, qui l'a annoncé jeudi 2 mai. Ainsi Anguilla, les Bermudes, les îles Vierges britanniques, Montserrat and the Turck et les Iles Caicos, ont accepté de partager sur base automatique un plus grand nombre d'informations concernant les titulaires étrangers - particuliers, sociétés, fondations, trusts, etc. - de comptes ouverts dans leurs banques, alors que les îles Cayman avaient accepté un engagement similaire la semaine dernière. Il s'agit là d'« un pas important dans la lutte contre la finance illicite et contre la fraude fiscale », a déclaré George Osborne. En effet, les îles Caïmans et les îles Vierges, en particulier, restent les destinations privilégiées (les îles Caïman figurent parmi les 10 premières places financières mondiales) et particulièrement opaques de hedge funds, sociétés écran, ou autres trusts et fondations qui permettent à des particuliers ou à des sociétés d'échapper au fisc de leurs pays ou de blanchir des capitaux, bien qu'elles aient réussi en 2009 à sortir de la liste de l'OCDE des pays non coopératifs en signant différents accords d'échange de données fiscales. (FG)