Bruxelles, 05/04/2013 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne n'a indiqué aucune intention pour l'avenir, a dit vendredi 5 avril un porte-parole de l'institution européenne. « Mon mandat va jusqu'au 31 octobre 2014, je prendrai alors une décision », avait dit José Manuel Barroso, la veille, à la question de savoir s'il briguera oui ou non un troisième mandat.
« M. Barroso souhaite se concentrer sur son mandat actuel, car il y a beaucoup à faire dans le mandat en cours », a dit le porte-parole. Il a cité la crise économique à gérer, le problème du chômage qui explose en Europe, la réforme bancaire et financière ou encore le renforcement de la zone euro. La Commission va faire aussi, avant les élections européennes, des propositions pour améliorer le fonctionnement des traités.
Au plus tard six semaines avant les élections européennes prévues du 22 au 25 mai 2014, les grands partis politiques européens devraient proposer sur leur liste un nom pour la présidence de la Commission. Le traité prévoit en effet que le Conseil européen tienne compte du résultat des élections européennes en désignant son candidat à la tête de la Commission, ensuite élu à la majorité simple en plénière du PE.
Au sein du PPE, parmi les noms qui circulent figurent le Premier ministre polonais Donald Tusk, le Premier ministre letton Valdis Dombrovskis, la commissaire Viviane Reding. Au PPE, on ne semblait pas avoir en tête que M. Barroso envisageait éventuellement un troisième mandat. La réelle phase de discussion au sein du groupe PPE au PE sur le nom du leader devrait débuter début 2014. Traditionnellement, « on a fait appel à des personnes qui ont occupé un poste de chef de gouvernement », souligne-ton au PPE.
Le Parti socialiste européen (PSE) pourrait proposer l'actuel président du Parlement européen Martin Schulz.
Le parti de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ALDE) pourrait arrêter un nom le 28 novembre 2013, lors de son congrès annuel. Le président du groupe ADLE au PE, Guy Verhofstadt, est souvent cité. L'ancien Premier ministre belge avait été déjà pressenti par certains pays pour le poste de président de la Commission en 2004 et en 2009.
L'article 17, paragraphe 7, du traité stipule: « En tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission. Ce candidat est élu par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un mois, un nouveau candidat, qui est élu par le Parlement européen selon la même procédure. » (LC)