Bruxelles, 05/04/2013 (Agence Europe) - C'est le 9 avril que sera lancé le Système d'information Schengen de 2ème génération (SIS 2) après plus de 7 années de retard et avec un surcoût de plusieurs millions d'euros.
Le 7 mars dernier, à Bruxelles, les ministres de l'Intérieur des pays de l'UE ont en effet validé une décision rendant le système enfin opérationnel, cela après que les derniers pays retardataires, à l'image de la Finlande, ont réussi à adapter leurs infrastructures. Pour rappel, SIS II est un système d'information à grande échelle contenant des signalements de personnes et d'objets. Il sera utilisé par les gardes-frontières, les fonctionnaires des douanes et les autorités chargées des visas et du maintien de l'ordre dans l'espace Schengen.
Le SIS II se compose d'un système central (le 'SIS II central'), géré par la Commission, d'un système national (le 'N SIS II') dans chaque État membre (les systèmes de données nationaux, qui seront reliés au SIS II central) et d'une infrastructure de communication entre le système central et les systèmes nationaux. Si le projet vise à rendre la coopération policière plus efficace et à renforcer la sécurité aux frontières en développant l'échange d'informations entre les autorités compétentes, il reste critiqué. Certains pays associés à Schengen, comme la Suisse, ont dénoncé les surcoûts du projet, passant de 15 millions d'euros au départ à environ 160 millions d'euros.
Au Parlement européen, le SIS 2 n'enthousiasme pas non plus tout le monde, le député compétent sur ces questions, Carlos Coelho (PPE, portugais) ayant lui aussi déploré les « dérapages budgétaires » du projet et demandé que la Commission, à l'avenir, évalue bien le coût des projets qu'elle met sur la table. (SP)