Bruxelles, 05/04/2013 (Agence Europe) - Selon un article paru dans la presse néerlandaise, une enquête des autorités hollandaises aurait permis d'identifier, dans des aliments destinés à la consommation humaine aux Pays-Bas, la présence de viande de chat et de chien - une information que la Commission européenne considère à ce stade comme purement spéculative mais qu'elle compte néanmoins creuser, a indiqué la Commission vendredi 5 avril.
À un journaliste qui lui demandait si la Commission était au courant de cette découverte, Frédéric Vincent, porte-parole de Tonio Borg, commissaire à la Santé et à la Politique des consommateurs, a répondu « oui par la presse, mais personne n'a communiqué une telle information via le RASFF (le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux: NDLR). La Commission européenne va écrire ces jours-ci aux autorités vétérinaires espagnoles pour en savoir plus, parce qu'aux Pays-Bas, certains disent que la viande proviendrait d'Espagne. Pour le moment, c'est de la pure spéculation ».
Tests chevalins, résultats le 15 avril. S'agissant des tests coordonnés réalisés en mars dans toute l'UE en réponse au scandale de la viande de cheval vendue pour du bœuf dans des plats cuisinés surgelés, le porte-parole a tenu à souligner qu'au vu des résultats actuellement analysés, les cas de fraude sont « limités » et que « rien n'a été signalé » concernant la présence de phénylbutazone, cet anti-inflammatoire interdit à la consommation humaine. « Dans une dizaine de jours, nous ferons le point » a-t-il pu confirmer.
Rappelons qu'au total ont été réalisés 2500 tests d'ADN de l'espèce animale dans les produits transformés et 4000 tests de détection de résidus de phénylbutazone (2 500 dans les établissements manipulant de la viande de cheval dans l'UE et 1500 sur les produits importés). (AN)