Bruxelles, 05/04/2013 (Agence Europe) - Réunis jeudi 4 avril à Marseille, à l'initiative de la Région française de Provence-Alpes-Côte d'Azur, sous l'égide de la CGLU (Commission Méditerranée des cités et gouvernements locaux unis ), des élus de 24 pays du bassin méditerranéen ont adopté une déclaration politique afin d'« interpeller les chefs d'États et de gouvernements, l'ensemble des bailleurs internationaux, les parlementaires et la société civile » sur l'importance d'une plus grande exploitation du potentiel de coopération dans la région.
Ils réaffirment leur volonté de contribuer à la création d'un espace de paix, de solidarité et de projets concrets pour leurs citoyens et présentent une série de recommandations pratiques et des pistes concrètes. « Notre constat est sans appel: l'espace méditerranéen va mal. Les conflits se multiplient et nos peuples souffrent. Sur les trois rives, le chômage s'envole frappant durement la jeunesse et les questions essentielles d'un développement durable et juste sont marginalisées au regard de l'immédiateté et de la brutalité des crises économiques. L'insécurité et la pauvreté s'aggravent, s'amplifient et s'étendent à d'autres groupes et segments de la population, et risquent de devenir chroniques », énonce la déclaration.
Les élus de ces régions soulignent la « perte de confiance dans le fait politique ». Ils regrettent « la faiblesse de l'impulsion politique de l'Union européenne en Méditerranée », tout en notant positivement les récentes décisions sur le cadre financier pluriannuel de l'UE pour 2014-2020. Une « veille politique » sur la mise en œuvre de ces décisions sera organisée.
La déclaration ajoute: « Nous tentons au quotidien d'apporter des réponses aux besoins de proximité, mais collectivement nous devons concevoir et promouvoir un autre modèle, une nouvelle ambition à la hauteur des besoins légitimes de respect, de dignité et d'égalité exprimés par nos peuples. Le Processus de Barcelone et l'UpM ont en leur temps porté et incarné ce projet commun, il faut aujourd'hui aller plus loin et tracer ensemble de nouvelles perspectives d'avenir. »
Face à l'ampleur des défis et à la complexité des situations, les réponses doivent être « adaptées à chaque réalité », suggèrent les élus. Et de conclure: « Nous attendons des institutions européennes qu'elles renforcent et approfondissent le partenariat euro-méditerranéen pour 2014-2020. Nous avons besoin de l'ensemble des grands bailleurs internationaux pour accompagner notre développement, anciens mais aussi nouveaux acteurs, tels que les grands pays émergents. » (FB)