Bruxelles, 05/04/2013 (Agence Europe) - Le commissaire européen chargé de l'euro, Olli Rehn, a demandé à l'Italie de procéder de « façon adéquate et urgente » au paiement des arriérés que l'État doit aux entreprises italiennes, mercredi 3 avril lors d'une conversation téléphonique. Selon lui, une telle initiative ne constitue cependant pas une panacée face aux problèmes économiques et de compétitivité auxquels le pays est confronté.
Rome a retardé l'adoption du décret visant à s'acquitter de ses dettes pour une valeur de 40 milliards d'euros dont la moitié dès 2013, le total des arriérés étant évalué à 90 milliards d'euros par la Banca d'Italia. Cette adoption pourrait intervenir ce samedi.
Impact sur les finances publiques. Le remboursement des dettes commerciales de l'État italien peut se faire « tout en garantissant la sortie de l'Italie de la procédure pour déficit excessif, une étape importante pour la durabilité des finances publiques italiennes », a indiqué jeudi un porte-parole de la Commission européenne. Il a admis que ces paiements auront un impact « limité » sur le déficit public italien, plus conséquent sur la dette publique.
Selon le gouvernement italien, le déficit national 2013 frôlerait la barre des 3% du PIB (2,9%), le remboursement des arriérés de paiement le gonflant à hauteur de 0,5% du PIB. En présentant ses prévisions économiques d'hiver, la Commission avait inclus l'Italie parmi les pays susceptibles de sortir de la procédure pour déficit excessif (EUROPE n° 10792). (MB)