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Bulletin Quotidien Europe N° 10803
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) bahreÏn

Progresser vers la démocratie demande du temps

Bruxelles, 11/03/2013 (Agence Europe) - Des parlementaires bahreïnis en visite à Bruxelles ont demandé à l'UE de laisser du temps à Bahreïn pour construire sa démocratie, qui date de 2002. « L'UE semble parfois avoir plus d'intérêt pour notre pays que nous-mêmes, et c'est mauvais », a expliqué Isa Abdul Jabbar Al Kooheji, rappelant que « la démocratie doit être faite par nous-mêmes » et non importée. Mais il a précisé que l'UE peut aider, par exemple, en expliquant comment mettre en œuvre les lois, dont celles sur la violation des droits de l'homme. Les parlementaires ont souligné les avancées du pays en termes des droits de l'homme avec notamment la création d'un ministère des Droits de l'homme. « Nous sommes en train d'apprendre, on peut dire que des avancées positives ont été faites », a ajouté M. Al Kooheji. Pour Somaya Abdul Rahman Al Jowder, de nombreuses lois ont été adoptées en conformité avec les normes internationales, telles que l'amendement du code pénal, la mise en place d'investigations en cas de torture en prison et une nouvelle loi sur les médias. L'ambassadeur du Bahreïn, Ahmed Mohamed Aldoseri, a ajouté que son pays travaille avec l'UE pour des formations sur le système judiciaire et les droits de l'homme.

Face aux inquiétudes de l'UE sur la mise en place des recommandations de la Commission d'enquête indépendante (BICI), l'ambassadeur s'est montré optimiste. « Certaines ont été directement appliquées, pour d'autres cela prend un peu de temps car le législateur doit les adopter », a-t-il expliqué, ajoutant que mise à part celle sur la peine de mort, elles sont toutes abordées à différents niveaux. Un rapport de la BICI de novembre 2012 relève les progrès en cours pour la mise en œuvre de ses recommandations.

Pour Abdul Hakeem Ebrahim Muhammed Alshamary, l'opposition utilise des médias externes pour donner une fausse image sur le pays. Lui, qui participe au dialogue national, a par exemple rappelé qu'il est ouvert à toutes les parties prenantes, dont l'opposition. Il s'est montré confiant sur ce dialogue. « Je crois qu'il va dans la bonne direction à propos de compromis et de discussions et d'espoirs et pour renforcer notre avancée vers une meilleure démocratie », a-t-il expliqué.

Tous ont aussi réfuté la présence de prisonniers politiques, dénoncée par l'opposition. L'ambassadeur a précisé que ces personnes appellent à faire tomber le gouvernement par la force et ont des connexions avec le Hezbollah ou encore l'Iran. Pour Mme Al Jowder, « ces personnes sont en prison car elles ont brisé de nombreuses règles (…) et non en relation directe avec des raisons politiques. Il y a une coupure entre la liberté et une mauvaise utilisation de cette liberté », a-t-elle précisé. (CG)

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