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Bulletin Quotidien Europe N° 10798
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) maroc

Barroso, opportunités importantes et diverses de coopération

Bruxelles, 04/03/2013 (Agence Europe) - Le président de la Commission européenne a effectué, vendredi 1er mars, une visite de travail à Rabat (EUROPE n° 10797). À cette occasion, feu vert a été donné aux négociations sur un accord commercial « approfondi », un accord sur la mobilité et une coopération financière et technique au profit du développement humain.

L'UE attend du Maroc des réformes menées à bon rythme, une démocratie consolidée et stabilisée et une coopération ouverte, y compris dans le secteur de la pêche, a fait valoir José Manuel Barroso. Au-delà de la dimension bilatérale, il a tracé des contours plus nets à la politique européenne envers une région en proie à d'importantes menaces potentielles. « La légitimité politique doit être conquise et méritée », a-t-il dit, saluant « vivement » et sans réserve l'expérience marocaine pour la « voie réformiste » adoptée, laquelle doit être, cependant, « approfondie et complétée ». Le Maroc est, a dit le président de la Commission, « un pays phare dans la région dans plusieurs domaines et qui a su commencer il y a déjà plusieurs années un processus de réformes politiques, économiques et sociales ». « Ces avancées démocratiques sont aussi une des raisons qui expliquent nos excellentes relations bilatérales et le Statut avancé dont le Maroc jouit », lesquels sont « ancrés dans une coopération renforcée en matière de politique et de sécurité, dans un volet économique important et dans une intense coopération sectorielle qui va de la pêche jusqu'à l'agriculture et qui ont un impact direct dans la vie de nos citoyens », a-t-il ajouté. Dans une déclaration aux médias, il a affirmé que « la place du Maroc dans notre nouvelle Politique de voisinage (restait) très singulière ». Et d'ajouter: cette place « offre des opportunités importantes et diverses et je pense qu'aucun pays de la région n'a su, à ce stade, les saisir autant que le Maroc ».

M. Barroso a affirmé l'engagement de l'UE, de son côté, à « inaugurer une nouvelle étape » dans les relations avec ce pays sur base du « bilan positif » fait à l'occasion de sa visite. Cette nouvelle phase sera marquée, « d'abord, par le lancement des négociations d'un nouvel Accord de Libre Échange Complet et Approfondi » (ALECA) qui favorisera une « plus grande intégration de l'économie marocaine dans le marché unique européen ». Ensuite, sur la mobilité, leitmotiv de la diplomatie marocaine, un « accord politique » est acquis pour la conclusion d'un « partenariat » dont les contours sont à préciser, a estimé M. Barosso. « Aujourd'hui, nous lançons la négociation d'un accord pour faciliter les procédures d'octroi des visas pour certaines catégories de personnes » et, « à long terme, on ne peut que soutenir une évolution vers une pleine mobilité des citoyens marocains, sans visa ». Une ouverture prudente et conditionnée toutefois.

Sur la coopération financière et technique, le Maroc est le « premier bénéficiaire » des appuis européens dans la région. Il recevra 660 million d'euros sur l'exercice 2011-2013. Ce montant sera affecté à l'appui au « développement économique, social et institutionnel, notamment pour renforcer l'État » Dans le même temps, l'UE et le Maroc ont signé, vendredi un « mémorandum financier » portant sur 25 millions d'euros sur la période 2013-2015 au profit de « l'initiative nationale de Développement humain » (IDH), centrée sur les zones les plus défavorisées.

Le président Barroso a également évoqué l'intégration régionale en rappelant l'engagement pris en faveur du Maghreb. L'UE « attache une importance grandissante à la réussite de la coopération maghrébine, notamment pour faire face aux défis de l'instabilité au Sahel », a-t-il dit. À remarquer cependant l'omission totale dans le discours de l'Union pour la Méditerranée (UpM). Le Maroc semble davantage prêter attention à la qualité de sa relation directe avec l'UE. Mais le rappel est fait de l'intérêt de l'UE pour le dialogue du groupe '5+5', cadre informel de dialogue entre les cinq pays du Maghreb et cinq européens riverains du bassin occidental de la Méditerranée. Car il est « clair qu'une approche purement bilatérale n'est pas en soi suffisante », a dit M. Barroso dans une interview au quotidien marocain, Le Soir. (FB)

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