Bruxelles, 04/03/2013 (Agence Europe) - Consternée par la condamnation d'une jeune fille de 15 ans, aux Maldives, à cent coups de fouet et huit mois d'assignation à résidence, après qu'elle eut admis avoir eu des relations sexuelles consenties avant le mariage, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a appelé au retrait de la poursuite et de la condamnation, a annoncé son porte-parole, le 1er mars. « Les châtiments corporels, notamment la flagellation, équivalent à un châtiment cruel, inhumain ou dégradant, et le fait que la personne condamnée est un enfant rend la décision du tribunal encore plus cruelle et inhumaine », a-t-il expliqué.
Ajoutant que la jeune fille aurait été victime d'abus sexuels depuis longtemps, il a précisé qu'infliger des châtiments corporels à une victime d'abus sexuels est en contradiction directe avec les obligations internationales des Maldives qui l'obligent à mettre en œuvre des mesures de prévention, et à poursuivre les auteurs et protéger les victimes d'abus sexuels.
La Haute représentante prend note de la déclaration faite par le gouvernement du pays exprimant son inquiétude sur cette affaire, a conclu le porte-parole. (CG)