Bruxelles, 04/03/2013 (Agence Europe) - Le président de la commission parlementaire sur le transport, Brian Simpson (S&D, britannique) a passé en revue les problèmes auxquels sont confrontés les passagers du transport aérien. Il semble cependant que certains d'entre eux ne seront pas traités dans la révision prochaine des dispositions sur les droits des passagers aériens, c'est le cas des frais cachés ou des faillites de compagnies aériennes.
Brian Simpson a répondu aux questions des internautes à ce sujet, lors d'un 'chat' organisé sur Facebook, le 27 février. Il y a estimé que « la révision des droits des passagers comblera les lacunes actuelles ». La révision devrait être présentée à la fin du mois ; elle aura le mérite d'améliorer les règles de compensation des passagers lors de vols annulés, retardés, ou en cas de surréservation. Pour l'eurodéputé, « les clauses dites de force majeure, ou de circonstances imprévues, ont été utilisées par les compagnies aériennes pour éviter de payer des compensations ».
Frais cachés. Brian Simpson dénonce de longue date les frais cachés que certaines compagnies aériennes appliquent lors des réservations en ligne. « Quand vous réservez en ligne, le premier prix qui s'affiche devrait être le prix final. Le problème, c'est que les compagnies aériennes affichent le prix le plus bas possible et rajoutent des suppléments tout au long du processus », a-t-il déploré, arguant vouloir « qu'une loi oblige à ce que le premier prix qui s'affiche soit le plus haut possible! ». Toutefois, la Commission ne touchera pas à ce sujet sensible dans la révision des droits des passagers aériens, malgré les demandes répétées des parlementaires européens. La Commission juge qu'il s'agit là d'une problématique commerciale, et qu'il n'y aurait pas matière à légiférer.
Faillite. L'eurodéputé pourrait aussi être déçu par les propositions de la Commission en cas de faillite d'une compagnie aérienne. Le Parlement souhaiterait qu'un fonds soit mis en place pour rapatrier les passagers européens bloqués à l'étranger lors de ces banqueroutes. « Ce fonds pourrait être alimenté en ajoutant un euro supplémentaire à chaque billet d'avion. Malheureusement, ni le Conseil des ministres ni les compagnies aériennes n'apprécient cette idée », regrette déjà le président de la commission TRAN.
Liquides en cabine. Brian Simpson s'est également exprimé au sujet des restrictions sur les liquides en cabine: « Nous avons développé des machines capables de détecter les explosifs dans les liquides, voilà pourquoi je pense qu'il pourrait être possible de commencer à lever l'interdiction dès janvier prochain. » Cela devra se faire progressivement. D'ailleurs son collègue Saïd El Khadraoui (S&D, belge) a précisé dans un communiqué de presse le 1er mars qu'il est important que « les aéroports soient bien préparés pour ces nouvelles règles et que les passagers soient informés clairement de ce qui peut ou non être embarqué. Une bonne campagne d'information est essentielle pour éviter toute confusion possible ». (MD)