Bruxelles, 04/03/2013 (Agence Europe) - Dans une lettre adressée au Parlement et au Conseil, le commissaire au Budget, Januz Lewandowski, plaide pour une simplification de l'accès aux fonds européens. Il base ses commentaires sur le second tableau de bord de la simplification pour le CFP 2014-2020, publié par la Commission européenne le 26 février.
Dans une missive du 28 février, le commissaire a appelé les deux institutions à coopérer afin de réduire les charges administratives dans le Cadre financier pluriannuel (CFP) 2014-2020. Il s'agit de simplifier la vie des bénéficiaires des fonds européens, car comme M. Lewandowski le souligne: « Les villes et régions européennes, les petites et moyennes entreprises, les étudiants, les ONG et les scientifiques parlent d'une même voix quand ils se plaignent des charges dues aux règles relatives à l'accès aux fonds européens. » Il fustige donc la bureaucratie excessive qui serait « une des raisons expliquant le large désenchantement des Européens vis-à-vis de l'Union européenne ». Aussi, ne manque-t-il pas de rappeler que, « selon la Cour des comptes, des règles excessivement complexes sont la raison principale des erreurs dans le budget européen. »
Son appel fait référence à la publication de la seconde mise au point sur les simplifications mise en œuvre pour accéder aux fonds européens en 2014-2020. Cette communication met en lumière des éléments actuellement en cours de négociation et qui risqueraient pourtant de rendre les financements encore plus complexes. Le document insiste pour que la simplification soit « une priorité horizontale: elle doit être maintenue au cœur des négociations, afin d'améliorer l'octroi et la qualité des financements de l'UE et de faciliter l'accès des bénéficiaires à ces derniers. D'autres priorités, bien qu'importantes, ne devraient pas inverser le processus de simplification, car cette dernière répond à des demandes fondamentales des bénéficiaires et des citoyens en général ».
La Commission souhaiterait par exemple que l'effort administratif soit à la mesure de la taille des financements. Par conséquent, des subventions minimes devraient être accompagnées de procédures simplifiées. Aussi, en matière de politique de cohésion, la Commission estime que les bénéficiaires devraient encoder des données ou des documents de manière électronique exclusivement d'ici fin 2014. (MD)